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« Les portes sont ouvertes, nous sommes enfin à la maison ! Bassiani is back ! »
, ont publié les patrons du club sur le compte Twitter de la boîte. Dans une interview accordée ce lundi au site ResidentAdvisor, les gérants de l'établissement expliquaient ne pas savoir si le club allait pouvoir être réinvesti. « Nous n'avons aucune information concernant une potentielle réouverture, confiait l'un des fondateurs. Nous avons déjà annulé toutes les soirées du mois de mai, mais nous ne pouvons pas continuer à attendre indéfiniment. »

L'annonce est donc un soulagement pour la jeunesse géorgienne. Cette dernière s'était mobilisée le lendemain de la fermeture du club, en se réunissant devant le parlement pour une manifestation sous forme de rave-party. Un symbole fort, face à un pays à la politique répressive envers les cultures de la nuit. Le bilan des arrestations du 12 mai faisait état de la capture des fondateurs du Bassiani – qui auraient également été violentés – ainsi que huit trafiquants de drogue présumés.

Interrogés après leur libération, les patrons du club dévoilent d'ailleurs que la prétendue enquête de police n'en était pas une : « Le club est fermé puisque la police dit mener une enquête. Mais en réalité, il ne se passe rien. Juste quelques membres de la sécurité qui surveillent l'extérieur. » Et si l'un d'entre eux affirmait « qu'il n'y a pas d'intérêt à essayer de faire un business dans ce pays », nul doute qu'ils se réjouissent aujourd'hui de la réouverture de leur club. Une aubaine qu'ils doivent à la jeunesse géorgienne, sans qui peut-être le Bassiani n'aurait pas revu la lumière du soir.