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« Les résidents se sentent submergés par un nombre croissant de touristes, en partie à cause d'Airbnb et des hôtels illégaux, a déclaré Yvette Hoffman, du parti Groenlinks – qui prône une politique écologique et socialement progressiste. Nous devons faire en sorte que la ville soit toujours agréable à vivre pour ses habitants. » Face aux plaintes récurrentes des Amstellodamois, la coalition nationale des quatre partis des Pays-Bas a pris une décision radicale pour « rétablir l'équilibre ».

À partir de l'année prochaine, les locations Airbnb de la ville ne pourront pas dépasser une durée de 30 jours, et la location courte durée sera tout simplement interdite dans le centre-ville et les quartiers les plus habités d'Amsterdam. De quoi refroidir les technophiles de toute l'Europe voulant s'aventurer, le temps d'un week-end, dans les clubs de la ville, parmi lesquels les célèbres De School, Shelter et Claire. Un comble, quand on sait que le maire de la ville lançait, en février dernier, un pass à prix record, permettant l'accès à près de 25 clubs de la ville.

L'initiative, prise dans une démarche de ralentissement de la « Disneyfication » d'Amsterdam, sera également préjudiciable aux industries touristiques de la ville : les bateaux-mouches devront également s'amarrer en dehors de l'hypercentre, et les visites en dehors du quartier rouge ne seront organisées qu'avec l'accord d'institutions pouvant délivrer un permis.
De quoi réjouir les locaux, qui souffrent de la présence constante de touristes. Aucune mesure ne sera prise par rapport au cannabis, même si les principaux concernés sont conscients que le tourisme à Amsterdam est dû en bonne partie à sa consommation légale.

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