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Après de nombreuses tentatives d’établir un accord paisible avec l’Etat et d’organiser un teknival dans la légalité et la sécurité, les démarches des négociateurs de Freeform et de la Coordination Nationale des Soundsystems se sont trouvées vaines face à l’opposition catégorique du gouvernement. Plusieurs départements, dont l’Indre-et-Loire, ont pris des mesures strictes pour empêcher l’installation du teknival, ne laissant d’autre choix à l’association pacifiste de se retirer et d’annoncer l’annulation d’un festival légal.

L’organisation du teknival a depuis été reprise par le Collectif Pirate, qui entend bien maintenir la tenue du festival dans un cadre illégal. Ces intervenants ne partagent pas l’avis et les revendications de Freeform. Pour eux, aucun compromis ne doit être fait : « On donne des exigences, pas des demandes. On exige du gouvernement la réalisation des points donnés, pas de discussions. C’est ça ou rien, il n'y a pas de débat à avoir là-dessus, explique l’un des membres du collectif lors d’une interview réalisée par Bass Expression. On se bat contre ces lois, pas pour une poignée de main avec la Culture. »

Le collectif revendique une vision radicale de l’univers de la free, et ne semble pas reculer devant la possibilité de recourir à la violence pour se faire entendre : « On n'est pas là pour faire du doux […] Avec ce qui se passe actuellement en France, il faut aussi se montrer agressif, nous ne sommes pas des Bisounours. » Les nouveaux flyers, très explicites, appellent à la désobéissance civile : « 1 lacrymo = 1 extincteur ! », « Derrière leurs boucliers ce ne sont pas des hommes ! […] Faisons entendre notre rage ! » S’il n’est pas non plus question de provoquer l'émeute, les membres du collectif se disent prêts à résister aux forces de l’ordre : «  On a toujours réussi à négocier sur place et éviter tout dérapage inutile, mais nous sommes prêts. Chaque teknival illégal est un risque de répression. »

L’interview est disponible en intégralité sur le site de Base Expression.