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Une proposition de loi veut alourdir les sanctions encourues par les organisateurs de free parties

Le 11 avril, 36 députés des Républicains ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer les sanctions à l'encontre des organisateurs des rave-parties illégales ». une proposition qui risque d'envenimer les rapports entre teufeurs et politiques.

Photo en Une : © Théodore Hervieux

L’association Freeform a condamné sur sa page Facebook une proposition de loi visant à alourdir les peines encourues par les organisateurs de free parties. Porté par Marc le Fur, député des Côtes-d’Armor, et 35 autres élus de l’opposition, la proposition ferait passer l’amende de 1 500 € actuellement encourue par les organisateurs de free parties, à 3 750 €. Une peine d’emprisonnement de trois mois et un allongement de la durée de suppression du matériel utilisé, de six mois à un an, sont également demandés.

Sur le papier, les conséquences néfastes des teufs sont mises en causes. Le projet stipule que la santé des participants et la protection des terrains sont mises en danger par des peines trop légères, dont ne tiendraient pas compte les organisateurs. Freeform rétorque que c'est précisément la répression renforcée qui provoquerait « encore plus de clandestinité ».

Surdité administrative

Dans son post, l'association dénonce la menace que représente ce projet, qui devra être discuté à l'assemblée, pour la culture des rave parties. S'il s'agit d'une proposition de l'opposition, elle s’inscrit dans un contexte de tension latente entre teufeurs et administrations publiques. En février déjà, 2 mois de prison et 230 000 € de dommages et intérêts ont été requis contre les organisateurs présumés du TekSud Reload. En cause, les cinq jours de festivités durant lesquels quelque 15 000 participants avaient laissé derrière eux 30 tonnes de déchets, sur une zone classée Natura 2000.

Une discorde qui persiste, face à laquelle les teufeurs invoquent leur liberté d’expression, notamment lors de la « Manifestive » du 18 mars 2017. Mais le gouvernement ne semble pas entendre leurs revendications, comme le montre l’échec des négociations pour le teknival du 1er mai. Freeform, mandatée par la Coordination Nationale des Soundsystems (CMS), avait présenté un dossier et fixé une date butoir (un mois avant l'événement) pour organiser le rassemblement dans de bonnes conditions, "comme un véritable festival". Faute de réponse dans les temps, le teknival aura lieu dans l'illégalité.

Par Briac Julliand


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