Photo en Une : © Guillaume Conchin


On vous l’annonçait dans un précédent article
 : trois jours de voyage spatial attendront les fidèles du Reperkusound. Outre le line-up bien fourni que nous offre le festival, l’équipe met une fois de plus l’accent sur la scénographie. Des décors au thème unique chaque année : « On a travaillé sur le visuel en réalisant un tryptique des deux éditions précédentes et celle-ci, raconte Eric Fillion, en charge du festival. C'est l’Atelier Lux qui s'est occupé de l’artwork. On leur a demandé de travailler sur une thématique science-fiction parce qu’on a toujours été assez proche de cet univers-là. La première année, on avait une identité un peu Star Wars. La deuxième année, il y avait un clin d’œil à l’Atomium de Bruxelles, qui faisait aussi un peu station orbitale. Pour refermer le triptyque, on leur a demandé de se pencher sur 2001, l’Odyssée de l’espace parce qu’on avait envie de retravailler sur cette espèce de station orbitale. On savait qu’on aurait plein d’idées autour de ça. On va retrouver des marqueurs de cet univers, avec beaucoup de travail sur les couleurs rouge, noir et blanc. »

Pour le Solar Stage, un décor sur-mesure a été conçu, avec la présence d’un hologramme, signé The Hybrid Project. Oui, un hologramme, dans la veine de celui dont Jean-Luc Mélenchon avait fait usage pour l'un de ses discours en vue des présidentielles 2017. Au Reperkusound, vous n’y verrez pas pour autant le chef de file de la France Insoumise, mais bien des visuels 3D et autres éléments en accord avec le thème. Mathieu Palauqui, l’un de ses concepteurs, nous explique sa réalisation : « C’est une illusion. On a créé un procédé grâce à un tissu holographique qui permet d’afficher des images dans un espace défini. Tout le motion design est génératif, on a même créé notre propre logiciel. On va équiper un VJ avec un casque de réalité virtuelle et le plonger dans un univers dans lequel il va sculpter des objets et des éléments qui vont réagir à la musique et seront repris pour être retranscrits en hologramme. Mais on a aussi du contenu diffusé en 3D “classique”, sans avoir à recourir à cette technique. C’est une première dans cette configuration. » Le tout accompagné d’un immense show de lasers et de mappings sur un écran LED géant situé derrière les DJ’s.

Pour les deux autres scènes, celle du bas sera occupée par Exoria et leur célèbre golem qui fait le tour de France des soirées trances, tandis que le main stage est réservé aux artistes. « On a juste un gros écran LED et deux petits rappels sur les côtés, nous précise Damien Fauve, régisseur scénographie du festival. Mais comme on est surtout dans l’accueil des artistes, ce sont eux qui ramèneront leur propre scéno. Comme Vitalic et son live ODC, par exemple. »

On vous invite à aller témoigner de cet univers spatial de vous-même, ce week-end lors du Reperkusound à Villeurbanne. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du festival.