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Ce projet résulte de la fusion entre l'ancienne adresse située dans le onzième arrondissement et la société Squeezer, une start-up made in France devenue référence en pressage de divers supports d'écoute (vinyles, CD's, DVD's) qui compte dans ses presses des disques comme Dans La Radio de Jacques, Mirapolis de Rone ou encore la bande son du film 120 battements par minute composée par Arnaud Rebotini. Ce lien fort entre record shop et presse facilitera ainsi la distribution de contenu et la possible mise en place d'un label. Grâce à cette association avec la société Squeezer, ce lieu pourrait devenir un point central pour la scène artistique française.

Les créateurs de Bigwax cherchent à conserver la même acuité auditive qu'à l'International Records en proposant une sélection « généraliste et très pointue », nous précise Dave, l'un des fondateurs du lieu. L'adresse ne se définit pas « comme un repaire de connaisseurs sectaires », son objectif est d'unifier des sensibilités très nuancées. Il estime leur catalogue à 20 000 disques, tous plus éclectiques les uns que les autres.  « Il y aura du disco, post-punk, des musiques un peu chelou, mais aussi des nouveautés indie rock, hip-hop ». Le créateur du lieu affirme également que les disquaires de référence non spécialisés dans un style sont moins nombreux sur la scène parisienne.

En terme de structure, Bigwax Records fera le triple de l'International. Sur deux niveaux, des enceintes Pioneer old-school se mêleront à l'immense choix de disques, puisque des release parties avec des labels comme Pan European Recording, Antinote ou Cracki Record seront invités dans un espace « live » où différents DJ's sets seront programmés. Le petit plus, c'est un coin réservé à la vente de matériel d'écoute, mais aussi la présence d'un espace bar-café où les passionnés de crate digging peuvent partager « bières et assiettes de saucisson ». Bigwax mettra également en vente du matériel pour DJ's (platines, diamants, casques) ainsi que des articles plus rares comme des centreurs de platines et autres bijoux techniques. Quatre tables d'écoute seront bien évidemment disponibles pour jeter une oreille à ses trouvailes.

Au niveau des tarifs, on trouvera des disques "de 50 centimes à 200€", résume Dave. Il y aura donc du neuf, des raretés collector, et beaucoup de disques d'occasion. Ils représenteront environ 50% du stock, à « 20-25% en dessous des prix d'Internet ». De nombreux bacs tourneront autour de cinq euros, avec des bons plans à moins de deux euros. Avec cette palette de produits variés, un coin détente et des tarifs préférentiels, Bigwax Records compte bien s'imposer rapidement comme un incontournable des diggers.

Ça se passe au 72 bis Rue Jean Pierre Timbaud, dans le 11e arrondissement de Paris. Démarrage sur les chapeaux de roue dès le week-end du 6 avril, pour deux jours d'ouverture avec DJ sets très éclectiques portés sur la scène électronique française. On vous invite à aller suivre l'actualité du shop sur leur page Facebook, et vous rendre sur la page Facebook de l'évènement d'ouverture.