Photo en Une : © DR


« Nous espérons que tout sera réglé à la fin de la semaine, et que nous pourrons vraiment commencer à bosser... Ou ranger notre bonne volonté dans les cartons ! »
Ranger sa bonne volonté dans les cartons, ça veut dire abandonner l’idée de faire un teknival légal conjointement avec les pouvoirs locaux. Mais pas celle de l’organiser à la dure. Si l’on pouvait être amené à croire que c’est l’État qui faisait initialement un pas en avant vers la free party, il semblerait que ce soit finalement les sound systems qui fassent l’effort de travailler avec les autorités. Et un trop-plein se fait ressentir. L’association Freeform informe le gouvernement que s’il ne se manifeste pas d’ici maximum trois jours comme convenu, la mention « légale » de la soirée n’existera jamais.

   À lire également
Le teknival du 1er mai fêtera ses 25 ans en 2018 et aura lieu avec ou sans l'accord du gouvernement

Freeform avait soumis, après délibération de tous les organisateurs-participants du Teknival du 1er mai, un dossier de demande pour un site de 57 hectares en Indre-et-Loire le 16 mars dernier. À l’heure actuelle, l’association est toujours sans réponse du gouvernement, dont les délibérations s’éternisent. Les sound systems avaient pourtant expressément demandé un délai minimum d’un mois pour monter une teuf légale, dont la date butoir de début d’organisation est le 1er avril. L’État a donc jusqu’à la fin de la semaine pour se manifester et donner une réponse définitive à Freeform. « Le mandat confié à l’association Freeform expire à la fin de la semaine (30 mars), lit-on dans le communiqué. Sans réponse ferme à nos propositions, le projet de manifestation déclarée et concertée sera abandonné. »