Photo en Une : © Damien Bouyissi

Première bonne nouvelle pour le prochain teknival : l'association de médiation Freeform a fait savoir qu'un site avait été repéré, "un champ de 57 hectares qui se situe en Indre-et-Loire et qui fait partie d’un ancien camp militaire", le camp du Ruchard, sans habitations proches et accessible en voiture. Un dossier a été envoyé, lequel détaille les conditions nécessaires aux soundsystems pour assurer le bon déroulement du rassemblement.

Parmi les demandes clé, celle de connaitre le site au moins un mois à l'avance et d'avoir la possibilité de l'aménager et le nettoyer du 23 avril au 4 mai, le teknival se tenant du 27 au 1er. Les associations de réduction des risques devront aussi être impliquées en première ligne, avec la mise à disposition d'éthylotests, la possibilité de tester les produits stupéfiants sur le site et l'aménagement d'une zone de repos, ainsi que l'implantation de postes de secours "comme dans un festival classique".

Qui dit free party, dit autogestion. Le teknival se dit prêt à financer le montage des scènes, les sanitaires, l'encadrement, l'installation de bennes et la location du site. En contrepartie, il demande à la collectivité d'assurer la présence de secours et du service d'incendie, ainsi que le traitement des déchets. Il en appelle aussi à la cessation des "fouilles globales et massives des organisateurs et participants", se disant prêt à accepter "un dispositif raisonnable et sécurisant, sans excès."

Freeform évoque une réunion des services de l'État concernés par la tenue du teknival, prévue cette semaine. Le bilan de ce premier retour sera discuté dans la foulée entre les soundsystems de la coordination. La réponse face aux revendications de ce rassemblement historique donnera certainement le cap de la politique générale en matière de free party envisagée par le gouvernement d'Emmanuel Macron. Organisé de façon illégale pour ses deux dernières éditions, le teknival du 1er mai avait annoncé d'emblée qu'il se tiendrait cette année "avec ou sans l'accord du gouvernement". À suivre.