Photo en Une : © Brice Robert


Depuis sa création en 2013, le Mirage Festival a toujours tenté d'explorer les liens existants entre la création artistique et les outils numériques. Si l'édition de l'année dernière portait sur l'invisible et l'immatériel, la programmation de cette sixième édition se penche davantage sur les perceptions des différentes « réalités » et l'imaginaire. Le spectateur sera immergé dans des univers ludiques et inventifs divers, au gré des expositions interactives et des performances musicales éclectiques.

Le parcours des expositions se partagera entre 9 éléments, où les perceptions des spectateurs.rices seront mises à l'épreuve entre la « Diapositive 1.2 » de Children of the Light jouant avec la lumière et l'ombre et la « Blind Sculpture » de Marie Lelouche créant un système de localisation tridimensionnelle grâce à un dispositif mobile audiovisuel. Pour les curieux.euses et amateurs.rices d'arts numériques, le Mirage Festival sera onirique. Le maître-mot de l'exposition est d'ailleurs « réalité mixte », où le réel et le virtuel s'imbriquent, comme dans l'installation « Animo #2 - FLUX » de Gwendaline Bachini – les visiteurs, munis de lunettes 3D et d'un faisceau lumineux, interagissent avec des vidéos holographiques de danseurs. Les mathématiques seront aussi au cœur du sujet, avec la sculpture « True / False » du studio berlinois Onformative, qui démontrera le pouvoir des algorithmes en images. L'imaginaire et les nouvelles technologies seront donc mis à l'honneur dans cette exposition riche en expériences sensorielles.

Côté soirées, le Mirage festival a programmé du live, de l'underground et des artistes éclectiques toujours aussi pointus. Le voyage débutera mercredi 4 avril avec l'artiste égyptienne Nadah El Shazly, pour un live qui fera flirter l'electronica avec des sonorités plus traditionnelles. Sa voix « majestueuse et féline » accompagnée de cuivres, synthés, guitares et samples vous ramènera à la réalité – musicalement sensible. À cette même soirée, le live expérimental de Les Halles du label Not Not Fun vous transportera, légèrement bucolique et introspectif, vers des sonorités new age et lo-fi. S'en suivra le DJ set de Stakhan – qui anime l'émission mensuelle "Planète Noire" sur Lyl Radio – aussi connue pour son éclectisme musical, qui surfera entre la new wave, l'acid house et les influences tribales.

Le lendemain, se sera au tour de Black Zone Myth Chant aka High Wolf du label Éditions Gravats de nous transporter dans une messe cosmique en superposant « beats complexes, synthés modulaires et voix sous-pitchées ». Côté performance audiovisuelle, c'est le Québécois Lucas Paris qui vous présentera son show multisensoriel, où la lumière réinterprète l'ambient, le noise et l'imaginaire techno. Pour finir en beauté, quoi de mieux que des live de techno mentale et hybride avec l'Américaine Karen Gwyer, qui vient de sortir son nouvel album Rembo, qualifié « d'ode au dancefloor » sur le label Don’t Be Afraid. La techno sera aussi punk avec le live du duo Giant Swan. Originaires de Bristol, ils créent une techno industrielle hybride, mélangée à leurs sonorités punk improvisées.

Vous l'aurez compris, le Mirage Festival sera réellement irréel et virtuellement innovateur. Aux Subsistances, les artistes plastiques et musicaux chambouleront l'art de la création et vous feront découvrir de nouvelles réalités surprenantes. Pour plus d'informations sur ce voyage onirique, rendez-vous sur le site du Mirage Festival.