Photo en Une : © Philarmonie de Paris


Les frontières entre musiques électroniques et Philharmonie de Paris tombent les unes après les autres. Après une performance de Jeff Mills en 2015, ou plus récemment de Rone, l’institution parisienne va être l’hôte d’une exposition dédiée à la musique électronique. Intitulée « Rêve électro : de Kraftwerk à Daft Punk » (c'est un titre provisoire), l’exposition entend décrypter le phénomène de la musique électronique et son histoire, de ses balbutiements à l’immense machine culturelle qu’elle est aujourd’hui. On passera allègrement de la techno de Detroit à la house de Chicago, des free parties en Europe à l’avénement de la french touch, pour finalement arriver à la nouvelle génération. 

On aura ainsi l’occasion de se balader entre de nombreuses sculptures, photographies et instruments, mais aussi de participer à des multi-projections. L’exposition sera accompagnée d’une bande son mixée – spécialement pour l’occasion – par l’inaltérable Laurent Garnier. Les artistes de 1024 Architecture se chargeront de l’installation lumineuse et sensorielle, en tentant de recréer une atmosphère digne des grandes raves.

L'exposition sera présentée en cinq parties. La première, l'homme-machine se concentrera sur les instruments novateurs, les technologies et les artistes visionnaires ayant mis l'innovation au centre de leur problématique musicale. La deuxième partie traitera de la pratique de la danse dans la musique électronique à travers le terme Dancefloor. On y retrouvera les villes, les clubs mais aussi les pratiques et les codes sociaux de la techno. Le troisième pan de l'exposition s'intéressera au Mix & Remix, avec la pratique du Djing et du sampling. La quatrième partie, intitulée Imaginaires & utopies, défrichera les concepts esthétiques inhérents à la musique électronique avec ses formes géométriques et le rapprochement au cosmos et à la science-fiction. La dernière partie, titrée Chill-Out, fera référence aux espaces détente présents dans les festivals, en antagonisme avec le côté plus effréné du dancefloor. Un espace d'écoute de musique en position assise ou couché y sera installé.

L’exposition, dont le commissaire est Jean-Yves Leloup – journaliste et écrivain spécialisé sur la musique électronique passé par les rédactions de Coda, Trax, Tsugi ou encore Libération –, entend également aborder le côté politique et militant de la musique électronique avec l’activisme de cet art dans l’acceptation de la communauté LGBTQ+, et le côté contestataire des free parties.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la Philarmonie de Paris.