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Par Kenza Naaimi

Cet engouement retrouvé pour le vinyle, qui a refait surface au cours de ces dernières années, soulève quelques obstacles pour les plus petits labels, tels que le coût ou le temps de production. Afin d'y pallier, la société allemande The Vinyl Recorder a créé une sorte de platine enregistreuse. Composée – telle une platine normale – d’un diamant, ce dernier va graver au lieu de lire, en fonction du signal sonore que vous jouerez. Cette nouvelle platine détournée possède plusieurs sorties, de manière à pouvoir brancher plusieurs microphones et/ou tables de mixage. De quoi improviser en live ou faire graver ses morceaux préférés sur un 33, 45 ou 78 tours. Et ce, instantanément. On n’avait d'ailleurs pas vu ce genre de machine sur le marché depuis la disparition du Vestax VRX-2000.

Une révolution pour les labels indépendants qui, trop souvent, souffrent d’être mis de côté face aux majors, même si quelques solutions leur sont offertes – en France, la société historique Moulages Plastiques de l'Ouest (MPO) soutient les projets naissants, en leur proposant une formule plus adéquate à leur budget. Toutefois, malgré tous ces progrès notables en matière de technologie musicale, on ne peut s’empêcher de penser que la majorité des producteurs indépendants de musique ne pourront s’offrir cet outil, certes pratique, mais coûteux – 3 200 € pour le kit de base, « hors platine vinyle et aspirateur ». Ça laisse encore un bout de chemin à faire jusqu’à la popularisation de ce joyau.