Photo en Une : © Longevity Music School


Des membres de Longevity, collectif bien connu des Strasbourgeois qui organise le Longevity Festival, montent leur école de musique électronique. Et c'est dans les murs de la fabrique numérique le Shadok que ça va se passer. Guillaume Azambre et Frédéric Traverso, à l'origine du projet, étaient déjà en charge de l’Ableton User Group, qui avait vu le producteur local Jacques venir donner une masterclass. Après avoir fait cours à des jeunes, l'idée de lancer une école germe dans l'esprit de Guillaume. « Les enfants étaient super motivés, et les parents venaient nous voir en disant que leurs petits ne voulaient plus faire de piano. » Des signaux qui l'encouragent à passer à la vitesse supérieure : créer une véritable école de musiques électroniques. Au Shadok, toujours, qui dispose de tout le matériel nécessaire : salle de formation, pads, claviers, studio d'enregistrement... Et même une petite scène.

La phase de prélancement de l'école est en cours depuis la journée portes ouvertes du 17 février. « Pour l'instant, on teste différents modules d'initiation : un jour pour les petits, un jour pour les grands. En avril, on commencera des workshops et des masterclass plus pointus. On s'inscrit dans la continuité du festival Longevity, qui est très familial. » Les modules concerneront la production, le mastering, le sound design, mais aussi des enseignements plus précis comme la production de la house. Tous les aspects de la musique électronique sont abordés, que ce soit dans le jeu vidéo, le cinéma, les jingles de radio ou les génériques de journaux télévisés.

La véritable rentrée débutera en septembre, et le cursus suivra l'année scolaire, jusqu'en juin. L'année comportera environ 70 h de cours du soir pour maîtriser la technique (environ 3 h par semaine), ainsi que 70 h d'accompagnement à distance, pour aiguiller les élèves dans leurs productions personnelles qu'ils réaliseront chez eux. « On a une sorte de direction artistique qui est de pousser à la création. Dans les écoles classiques, on apprend les gammes, et c'est chez soi que l'on crée tout seul. Nous voulons accompagner cette phase de création. À la fin, on veut faire ressortir l'élève avec un EP, une photo de profil artistique et une biographie, pour qu'il ait tout le bagage pour se lancer. » Et apparemment, le succès est déjà au rendez-vous. « Aujourd'hui, la musique électronique, c'est comme la guitare des années 1970 ! Énormément de gens veulent venir, surtout des enfants âgés de 8 à 15 ans, on n'arrive plus à répondre à tous les mails. »

En plus de l'axe artistique, un axe professionnel proposera des formations de deux semaines, affiliées à Pôle Emploi, avec des solutions de financement. Il sera également possible de répondre à des besoins personnels, autour de la sonorisation d'une pièce de théâtre par exemple. Enfin, des ateliers mobiles permettront de porter le projet auprès des écoles, collèges et lycées, grâce au studio mobile de la Longevity Music School, qui veut « être référente dans cette démarche qu'a l'Éducation nationale de mettre en valeur la musique électronique. » Si les prix ne sont pas encore fixés pour une année, les organisateurs entendent rester abordables, contrairement à certaines écoles. À titre d'exemple, les ateliers courts destinés aux groupes de huit personnes devraient coûter entre 50€ et 100€ par personne, selon les intervenants. Le 7 avril, l'école recevra le DJ et ponte du journalisme électronique Jean-Yves Leloup, qui viendra partager son savoir.

Contact et inscriptions : contact@longevity-musicschool.eu