Photo en Une : © Victor Maitre


« Un artiste avec qui tu discutes, manges et fais la teuf se lâchera plus qu’un autre qui prend juste 2 000 balles pour son DJ set avant de repartir ». Cette punchline de Judaah, boss de BFDM, l’un des meilleurs labels de l'underground français actuel, résonne particulièrement  ces temps-ci. Et semble définir le mot d'ordre d'une nouvelle scène électronique, qui défie la routine des clubs et grandes salles empilant les DJ's internationaux et les nuits de musique monochrome. Artistes, collectifs, bookers et labels ou artistes ont choisi de faire les choses à leur façon, pour retrouver la liberté de jouer rap et noise après un set de techno ou de house, de danser avec ou sans T-shirt, et de rassembler par delà les chapelles et étiquettes musicales. Leur alternative, c'est la diversité, le local et la prise de risques.

Positive Education à Saint-Étienne, Metaphore Collectif à Marseille, BFDM donc, à Lyon, ou encore Qui Embrouille Qui à Paris... Chacun regroupe en lui-même une galaxie de collectifs et de labels, et plus on s’approche, plus ça se complique : Kaliante, Mermaid Express, TPLT, Fusion mes couilles, Voodoo, Champ Döner, Boukan, Polychrome… Derrière chaque équipe, chaque artiste ou même chaque lieu, c’est un nouveau foisonnement qui repart. Un nouvel underground qui rompt avec le cycle, très français, de se tirer la couverture à soi pour étouffer les autres, mais, au contraire, se rassemble, lance festivals et tournées avec ses compères.

C'est cette nouvelle scène et toute sa diversité musicale qui seront au centre du magazine papier de Trax, en kiosque le 6 mars, et au cœur de cette nouvelle Club Trax, le 24 mars à Paris, dans l'un des lieux mythiques de la nuit parisienne. À la rédaction, on a hâte de voir s'exprimer les différentes équipes et de les laisser mettre un joyeux bordel tous ensemble, comme une bonne fête entre potes. On vous recommande vivement de réserver votre soirée, et votre journée récup' du lendemain.