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Bien que certains artistes tels que les brillants Fumiya Tanaka, Pan Daijing, Tzusing et DJ Nobu aient réussi à enjamber les frontières pour faire danser les foules aux quatre coins du monde, la scène électronique asiatique ne dispose que d'une visibilité limitée auprès du grand public occidental. La faute à une politique parfois liberticide de la part des gouvernements, de la Chine qui interdisait encore la consommation de titres et d'albums occidentaux il y a dix ans de cela (SoundCloud et YouTube sont toujours bloqués dans le pays), au soutien donné presque exclusivement à la musique classique au Japon. Sony pourrait bien contribuer à renverser la tendance.

La firme s'engage dans la création d'un label – en collaboration avec Tencent Music Entertainment. Nommé Liquid State, le projet a été lancé cette semaine depuis Hong Kong, et se focalisera sur la pléthore d'artistes électro et EDM qui évoluent à travers l'Asie. Et pour donner aux artistes signés une visibilité conséquente, il se chargera également de leur booking. Fort d'un récent accord avec Spotify, Tencent se la joue stratégique et permettra aux artistes signés chez Liquid State d'être diffusés sur la plateforme. « Avec Liquid State, notre but est de créer un échange culturel inégalé entre l'est et l'ouest de l'Asie, à travers le pouvoir de la musique électronique », rapporte le CEO de la filiale. Et si la liste complète des artistes concernés n'a pas encore été dévoilée, on sait déjà qu'elle comptera le producteur américain ZHU pour lancer les opérations, ainsi que la DJ chinoise Lizzy et le duo coréen Junkilla.