Photo en Une : Paul McCartney devant la console du studio Abbey Road © DR

De la maîtrise de la M.A.O. à la lecture d'une partition en passant par l'apprentissage d'un instrument... Ces nombreuses formations proposent des cursus d'initiation à la musique variés, du plus pratique au plus théorique. Chacune est gratuite, à une prestigieuse exception près.

Les formations post-bac

Parmi elles, la licence Audiovisuel et médias numériques de l'université de Valenciennes est l'une des rares formations à allier cours théoriques et réelle pratique en début de cursus universitaire. Les étudiants y abordent tous les aspects de l’audiovisuel, apprennent à connaître l’environnement technique et humain nécessaire à la réalisation de toutes les étapes d’un projet.

Sur le même plan, le BTS Métiers du son de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) forme – dès l'obtention du baccalauréat – à la mise en place, au réglage, et à l'exploitation des équipements de captation du son, mais aussi au montage, au mixage, et à la diffusion sonore de productions audiovisuelles.

A Saint-Étienne, le master Arts Parcours Réalisateur en informatique musicale, créé par l'université Jean Monnet, fait le lien entre musique et nouvelles technologies en formant à la parfaite maîtrise de ces dernières, et à leur utilisation à des fins artistiques. Traitant exclusivement de tout ce qui tourne autour de la M.A.O., de l'audionumérique, de l'enregistrement et des transformations sonores, ce master est fait pour ceux qui pratiquent la musique au quotidien et qui ont quelques notions en informatique musicale. L'admission est cependant assez sélective, avec étude du dossier, entretien avec un jury et commentaire écrit sur un extrait sonore.

Formations similaires : Licence Sciences et Technologies – Université Aix/Marseille, Licence 3 Sciences pour l'ingénieur + Master Image et Son – Université de Bretagne occidentale, Licence pro Audiovisuel et Design sonore – IUT d'Allier

Des écoles accessibles après quelques années d'étude

Dans le 18e arrondissement de Paris, la célèbre Fémis (école nationale supérieure des métiers de l'image et du son) propose une formation en 4 ans, couvrant toutes les pratiques et techniques sonores utiles à une carrière dans les médias. Accessible sur concours aux étudiants de moins de 27 ans ayant déjà effectué au moins deux ans d'études supérieures, elle nécessite nécessite le paiement de droits de scolarité – seule dans son cas –, et les places sont limitées.

Toute aussi reconnue, l'Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière possède également sa composante dédiée aux métiers du son. Celle-ci propose l'unique formation en France couvrant l'ensemble des métiers techniques du son à la fois dans les secteurs du cinéma, de la télévision, de la musique, du spectacle vivant, de la radio, et du jeu vidéo... Un cursus allant de 3 à 5 ans. Admission sur concours et étude de dossier.

Etablissements proposant des formations similaires : EICAR (Ecole Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) – St Denis, INSAS (Institut Supérieur des Arts) – Bruxelles

Des formations plus "classiques"

Le Conservatoire de Paris vous ouvre ses portes et accueille les étudiants sur trois cycles en suivant le schéma Licence-Master-Doctorat. Sur la base d'un concours, le premier cycle de 3 ans délivre un DNSPM (Diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien) dans plusieurs disciplines, de la composition classique ou jazz au chant, en passant par l'apprentissage d'instruments, la musique ancienne ou les métiers d'ingénieur son et de chef d'orchestre. L'étudiant pourra également en parallèle choisir (ou non) de suivre la licence de Musique et musicologie proposée par l'université Paris-Sorbonne. A la fin du premier cycle, sous réserve de résultats satisfaisants, il sera possible de passer en master, puis en doctorat. Et puis en Bac+2 science, ou sur présentation d'un DEM, vous pourrez intégrer sur concours la formation aux métiers du son, avec spécialisation au choix entre production d'enregistrements, spectacle vivant et création. La formation est quelque peu sélective, et nécessite « une bonne connaissance du solfège, une bonne culture musicale, des notions d'écriture (harmonie et/ou contrepoint) et d'analyse musicale ».

Le Conservatoire à rayonnement régional d'Aubervilliers propose la préparation d'un DNSPM en 3 ans aux néo-bacheliers ayant réussi le concours d'entrée. Ces derniers doivent toutefois être au préalable détenteurs du DEM (Diplôme d'Etudes Musicales), soit trois ans d'études au préalable. La licence Art mention Musicologie de l'université Paris 8 pourra être choisie par l'étudiant pour étoffer sa formation.

En plus de préparer au DEM, le Conservatoire à rayonnement régional d'Annecy propose quant à lui d'apporter plus de technique aux amoureux du son, comme de l'audiovisuel et des nouvelles technologies – entre autres, le diplôme de Composition à l'image qui fera le bonheur des passionnés de musiques de films. L'établissement permet aussi aux jeunes de plus de 16 ans ayant une pratique musicale de suivre un cursus Métiers du son. Il enseigne les techniques de sonorisation, d'enregistrement, l'acoustique musicale, la création sonore, et toutes les possibilités que présente l'informatique musicale. Il s'adresse donc autant aux futurs ingés son qu'aux adeptes de la MAO.

Etablissements proposant des cursus similaires : Conservatoire du Grand Chalon, Conservatoire de Boulogne-Billancourt

Enfin, l'ENSATT de Lyon permet aux candidats d'obtenir un diplôme de Concepteur son en arts et techniques du théâtre. Equivalent à un master et accessible dès Bac+2, la formation apporte aux étudiants de solides connaissances qui lui permettront d'occuper n'importe quel poste de régie, d'encadrer l'équipe technique d'un spectacle, de sonoriser un espace scénique, ou encore de créer la bande son d'une pièce. Tout ça dès la fin de son cycle d'études.

On vous rappelle que le forum a lieu mercredi 24 janvier à 14h, au Conservatoire de Paris. Pour plus d'informations, on vous invite à vous rendre sur le site de l'association La Semaine du Son