Photo en Une : © Alban Gendrot & Jacob Khrist


Dès 1984, le Rex Club investit dans de gros caissons de basses pour ses concerts de rock. L’initiative est suffisamment rare pour être soulignée, surtout à l’époque. Cet atout deviendra carrément une longueur d’avance quand le club entame sa transition vers les musiques électroniques. L’ingénieur son du Rex Club, Guillaume Géhin, raconte la genèse de ce sound-system devenu légendaire.

Extrait de l'enquête d'Arnaud Wyart dans Trax #207 :

« On ne peut pas dire que le Rex Club soit un bâtiment de grande beauté. C'est bas de plafond, c'est un couloir en fait. Du coup, la technique a toujours été le fer de lance. On a même reproduit ça avec la lumière. Après, on a la chance que nos boss nous aient donné les budgets », rappelle Guillaume Géhin, l'ingénieur historique du Rex Club. Résultat, le sound-system Turbosound est conçu et configuré pour la musique électronique et les DJ’s : gros système d'amplification et toute une usine en coulisse. L'équipe fonctionne comme une famille. « Chaque DJ résident possédait ses propres réglages pour l'équalisation, avec son nom. Cela n'existait nulle part ailleurs », se souvient Christian. Symboliquement, celui-ci déplace également la cabine, qui était sur le côté (à une époque ou le DJ était encore dans l'ombre), à la place de la scène. « Nous avons pris des conseils de DJ’s dont Laurent Garnier, à qui j'ai demandé la configuration idéale de la cabine en termes de dimensions, d'implantation, d'équipements, etc. On a fait un DJ booth sans concession, le meilleur possible. » La cabine du Rex traîne depuis la réputation d'être l'un des meilleurs endroits pour mixer au monde. Peu de DJ’s diront le contraire, mais c'est tout de même arrivé...

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Pendant plus de dix ans, le système Turbosound rend de bons et loyaux services, avec comme seule et unique table une Freevox DJ 7. Pourtant, lorsque Fabrice Gadeau arrive dans l'aventure en 2005 en tant que manager, un gros projet est déjà en cours de négociation. Depuis plus d'un an, Christian essaie de changer radicalement le sound-system, mais les budgets ne lui sont pas attribués. Le propriétaire de l’époque, Philippe Hellmann, refuse de signer le devis à cause du coût exorbitant de l'opération. « 350 000 euros, c'était une somme outrageusement exagérée pour un club de 350 mètres carrés », explique Fabrice. Mais entre ce dernier et Hellman, le courant passe plutôt bien. En présentant un dossier solide, Fabrice finit par convaincre le proprio du bien-fondé de l'installation d'un sound-system D&B, il faut bien le dire, révolutionnaire, et toujours avec Didier Lubin aux manettes. « En gros, dans 99 % des établissements de nuit, on a deux châteaux à droite et à gauche, éventuellement 3 ou 5 points de diffusion, mais c'est tout. Là, on a 60 points, quasiment personne n'a ça », précise-t-il.

L’article complet, tout comme une histoire orale du Rex Club, le récit de sa toute première soirée électronique ou encore les chroniques de son bar, sont à découvrir dans les pages du numéro #207 de Trax Magazine, à se procurer en kiosque ou sur notre boutique en ligne.