Photo en Une : © SIREN collectiv

C'est un fait, les femmes officiant dans le milieu des musiques électroniques restent à ce jour bien moins nombreuses que les hommes. En 2016, Thump analysait les line-up de grands festivals comme Awakenings, CTM et Tomorrowland, pour révéler qu'elles représentaient en moyenne 17% des artistes en tête d'affiche. Pour pallier à la sous-représentation des femmes dans le milieu, l'une des réponses a été la popularisation des affiches "all-female" (avec aussi souvent l'inclusion de DJ's queer et non binaires). La DJ Najaaraq Vestbirk, alias Courtesy, cofondatrice du collectif féminin Apeiron Crew, s'interroge pourtant sur la pertinence de cette démarche qui, malgré ses bonnes à intentions, pousse certains promoteurs à booker des femmes "à tout prix", sur des line-up qui ne leur correspondent pas sur le plan artistique.

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Pour faire le point, la DJ a ainsi recueilli les témoignages de ses pairs, comme le collectif féminin londonien SIREN ou la New-Yorkaise Fatima Al Qadiri signée sur le label Hyperdub, qui prend la parole en exprimant le manque de diversités sur cette scène. « Je continue de penser qu’il n’y a pas assez de femmes de couleur et d’artistes queer qui sont reconnus dans les line-up. » 

La renommée Berlinoise Ellen Allien, boss du label BPitch Control (Paul Kalkbrenner, FJAAK, Charlotte de Witte), met notamment en lumière le fait que de nombreuses femmes se refusent à jouer dans ce type de programmation. 

Désormais, plusieurs artistes et professionnels s’engagent pour tenter de donner plus de visibilité aux DJs féminins. On compte par exemple le réseau international female:pressure, destiné à soutenir et mettre en relation les femmes de l’industrie de la musique ou encore le festival Sistance dont ont vous parlait l’année dernière. Né sous l’impulsion du collectif WAKE Paris, cet évènement vise à donner une place centrale aux artistes féminins dans sa programmation. 

Dans son article, la journaliste s’est également adressée à Pan Daijing du label berlinois Noisekölln Tapes, Zoe Rasch cofondatrice de l’agence féminine de booking Mint, la DJ suédoise Klara Lewis, Jenifa Mayanja fondatrice des labels Bu-Mako et Sound Warrior, ainsi que la DJ Tijana T et Laurel Halo des labels Hyperdub et Honest Jon’s. 

L’ensemble de l’article et des témoignages sont à découvrir sur le site d’Electronic Beats, juste ici.