Photo en Une : © Faze Mag

Alors, bien sûr, au début ça nous a fait sourire, de voir que le célèbre club techno infiltre toujours plus la culture populaire, de manière plutôt inattendue cette fois. On rigole, mais c’est justement là que ça peut devenir dangereux.

Malgré les apparences, on ne parle pas ici des nouveaux Haribo, mais d’un cachet à la composition inconnue, dont la seule promesse est de contenir une substance illégale et potentiellement létale – des études ont montré que l’ecstasy était devenue plus « forte » ces dernières années, et les cas d’overdoses (surtout chez les plus jeunes) se recensent par dizaines en 2017.

Les dealers n’ont peut-être pas tous fait un bac +5 en com', mais ils ont bien compris une chose : quand on se marre, on baisse sa garde. Signe que l’on ne sait jamais ce qui se trouve dans un ecsta : celui du Berghain s’est avéré être magnétique, car contenant des copeaux de fer. Rassurant.

La solution face aux problèmes de santé liés à la consommation de stupéfiants reste un grand débat, différent selon les pays. Souvent encore, c’est une approche pénale et autoritaire qui prévaut, bien qu’elle s’avère selon certaines associations inefficace, et renforcerait même les comportements à risque.

Parmi les alternatives axées sur la responsabilisation du consommateur, expérimentées un peu partout dans le monde, on retrouve par exemple les poubelles à drogues, les kits de testage, et bien sûr les stands d’association mettant à disposition des documents informatifs. Une approche pas toujours facile à mettre en place, comme en témoignent les déboires avec la justice de l’asso de prévention Techno+.

   A lire également
Après la perquisition, l'association Techno+ bientôt mise en examen ?

À ces dispositifs s’ajoutent plusieurs sites (dont Faze Mag) qui compilent et analysent les cachets d’Ecstasy en circulation, afin d’informer les consommateurs sur leur composition et les risques associés. Quelle que soit la position que l'on adopte dans ce débat, une chose est certaine : l'important, c'est de prendre soin de soi.

L'usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est interdit par la loi. Le code de la santé publique prévoit des peines maximes d'un an d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende.