Photo en Une : © I Love Techno

4 salles, 11 heures de festival et une vingtaine d’artistes. Vous êtes d’ores et déjà en train de vous triturer l’esprit pour savoir comment vous allez procéder pour ne rien louper de cette unique soirée. Pas de panique. 

Pour les spécimens les plus rares qui se rendraient dès 19h30 au festival, vous pouvez commencer la soirée par assister au live de Citizen Kain, accompagné sur scène d'un batteur à la Red Room. Avant d’aller vous commander une pinte, on vous conseille de faire un crochet par la Green Room pour découvrir pendant quelques minutes les notes techno de la Japonaise Yuki, jusqu’à 21h30. Et pour tous ceux qui seraient toujours coincés en before, vous pourrez la retrouver à la 3M Purple room à partir de 00h30. 

21h45. En vous baladant entre les différentes salles vous entendez résonner le titre « Territory » du duo The Blaze. L’occasion de profiter d’une house légère qui vous permettra de bien continuer ou plutôt de bien commencer la soirée. Mais ne tardez pas trop, à partir de 22h30 les choses sérieuses commencent. Paul Kalkbrenner compte bien envahir la Red Room en présentant son projet Back To The Future, un hommage à la dance music période Hacienda qui a marqué l’adolescence du producteur allemand. Et pour ceux qui ont soif de découvrir des artistes talentueux mais plus discrets, direction la 3M Purple Room pour le live de Idem Nevi. Un producteur français largement influencé par les productions de Kalkbrenner, Extrawelt, Minilogue ou encore Recondite. 

00h30. La soirée bat son plein et ça tombe bien, Etienne de Crécy est justement en train de livrer un DJ set dans la Green Room. Pendant ce temps, c’est l’Italien Sam Paganini qui prendre les rênes de la Red Room, et on passe définitivement en mode techno. L’occasion peut-être de découvrir quelques tracks de son nouvel album Zenith, pour ceux qui ne l’auraient pas encore écouté. Les apparences sont parfois trompeuses, puisque le I Love Techno convie aussi quelques gros noms de la scène bass : si vous n'avez pas peur du son qui tâche sans faire dans le détail, ce sera le moment d'aller headbanger devant la star du drumstep Zomboy.

Aux alentours de 2h du matin, les choses se corsent vraiment. S’essouffler devant la techno énigmatique et sombre de Rødhåd ? Ou alors retourner dans la Green Room pour ne pas manquer l’incontournable b2b entre les deux excellents Agoria et Oxia ? Avouons que là, ce serait quand même cool de pouvoir faire les deux. 

À tous ceux qui choisiront Rødhåd, on vous conseille bien évidemment de rester collés aux barrières de la Red Room en attendant l’infatigable Jeff Mills. Mais si la techno de Detroit ne suffit pas à vous maintenir debout après plusieurs heures de festivals, c’est bien Manu Le Malin qui vous attendra de pied ferme dans la Blue Room. L’occasion pour les plus motivés de terminer la soirée en tapant du pied sur des notes hardcore plus que maîtrisées. 

A 6h, le choix sera uniquement le vôtre : au lit ou en after.