Photo en Une : © Carhartt WIP

C'est en 1889 que Carhartt, entreprise à l'origine spécialisée dans les vêtements de travail, s'est lancée à Detroit, la ville industrielle qui a vu naître Underground Resistance. Alors quand le collectif a décidé de relancer ses célèbres t-shirts, la collaboration semblait assez logique.

Fondé par Jeff Mills, Mike Banks, Robert Hood et Darwin Hall, le groupe est aussi un mouvement revendiquant une meilleure situation pour les Afro-Américains de sa ville. Souvent masqués, les DJ's du label étaient reconnaissables à leurs vêtements frappés du sigle UR. Cet emblème leur permettra de mener une véritable guérilla marketing pour défendre leur cause et leur musique, dont le succès fut viral.

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Underground Resistance en 2014.

C'est ce que déclarait Jeff Mills dans le Trax #175, en septembre 2014 : "On avait du succès, et même trop de succès par rapport à ce que Detroit pouvait supporter. La scène électronique de la ville était petite, et elle l'est d'ailleurs toujours aujourd'hui. Je ne sais pas combien de t-shirts on vendait par semaine, mais la plupart de notre temps, on ne le passait pas à faire de la musique, mais à remplir des cartons de t-shirts !”

En effet, le t-shirt UR s'est vite exporté à Big Apple, plus à l'Est, comme en témoignait Robert Hood dans Der Klang Der Familie, de Felix Denk et Sven von Thülen : “On en portait tous, on en distribuait aux gens. On les voyait partout dans le centre de Manhattan.”

Marquer son territoire

Si le collectif compte relancer la machine en jouant sur son côté vintage, il entend aussi marquer son territoire après qu'Armin van Buuren a provoqué la colère du groupe de Detroit. Il s'était approprié leur sigle pour organiser ses propres soirées "UR" à Ibiza.

La collection sera disponible dès le 17 novembre dans les magasins sélectionnés. Un sweat, une veste, une parka, un pantalon et un t-shirt sont prévus, et les premières images sont à retrouver sur le site de Carhartt WIP.

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