Photo en Une : Harley Chesnel

Un plafond étoilé, un show lumineux féérique, et des planètes accrochées un peu partout dans la salle. A peine les affaires posées au casier, on est déjà plongés dans l’univers cosmique du Big Bang Festival et on prend plein les yeux la qualité du décor. On monte donc à bord du vaisseau Big Bang et c’est parti pour un voyage 100 % techno.

On démarre de pied ferme à 21h pour une heure de Präri, avec un warm-up qui a vite réchauffé la salle et les premiers danseurs avec une techno bourrin et saccadée comme on l’aime. On file se rafraîchir au bar puis on continue l’échauffement avec Paula Temple, pour deux heures de techno tranchante et violente, mixée avec une énergie débordante. La salle immense commence à se remplir, et c'est avec joie que l'on voit tout le monde danser aux rythmes effrénés de l'Anglaise. C’est ensuite Blawan qui prend le relais sur la Gravity Stage avec ses tracks entêtants qui nous font danser jusqu'à en avoir mal aux jambes. On file se poser au coin chill où certains s'éclatent à bord des auto-tamponneuses... Une initiative plutôt originale pour un festival parisien ! Plus de temps à perdre : on enchaîne avec le duo émergent mais prometteur SHDW & Obscure Shape, qui clôture ce premier soir en beauté et nous lâchent un set aussi deep que leurs productions, et ce avec un air très sérieux derrière les platines. C’est probablement le set qui collait le plus avec le décor cosmique de la salle, que l'on doit malheureusement quitter. Mais ce n'est que partie remise !

  
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Le lendemain, on remonte à bord du vaisseau avec une destination supplémentaire : la house. On démarre avec Mézigue sur la Gravity Stage et son éclectisme musical imparable. Il n'est que 22 heures, on profite de l'espace offert par ceux qui n'ont pas encore pointé leur nez pour bouger dans tous les sens. On change de scène pour écouter un peu de techno aux côtés du talentueux Néerlandais NTHNG qui nous délivre un set sombre et mélodique que l’on a particulièrement apprécié. Puis on retourne à la Gravity pour le fabuleux trio Mandar, qui remplit la salle pour 2 heures de deep house fracassante.

On fait une petite pause avant le closing de Jeremy Underground, qui nous fera danser jusqu’au petit matin avec un set aussi bon que sa célèbre Boiler Room. Seul hic, on aurait aimé quelques décibels de plus en ce qui concerne le sound-system, qui manquait un peu de punch. Mais l'ambiance, le décor et les artistes ont bien rattrapé le tout. On sera là à la prochaine édition !