Photo en Une : © Didier Svartz

Garcin, Inès et Estelle, trois personnages dissemblables, se retrouvent face à leur mort dans une même pièce. Sans se connaître et ayant des parcours de vie bien différents, ils deviennent spectateur de leur propre vie, à se défendre ou à juger des bonnes ou mauvaises actions qu’ils ont pu commettre. En 1943, c'est ainsi que Sartre représentait sa vision de l’« enfer ».

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Pour y apporter une touche de modernité, Olivier Ray, le metteur en scène et directeur du Lavoir Public, a choisi de transposer l'action dans un club, surplombé d'une boule à facettes qui ne cesse jamais de tourner, comme métaphore et élément de décor. Tout d’abord, il souhaitait supprimer le rapport scène/salle afin de créer une réelle proximité entre les spectateurs (au Lavoir, le public entour la scène), qui seraient exposés directement aux « autres ». En choisissant ce lieu, Ray a voulu mettre en avant la comparaison de la mort des personnages à une fin de fête, pour montrer un certain inachèvement de la nuit, et donc, de la vie.

Le Lavoir est donc devenu le temps d’une pièce de théâtre, un espace à la fois partagé et « hors-temps » pour faire vivre pleinement la pièce au spectateur, qui donne l’impression à celui-ci d’être enfermé dans un after pour toujours. Une vision de l'enfer qui ne manque pas d'humour.