Photo en Une : © Bendeg

La nouvelle a fait les titres de la presse électronique : un club qui interdit les platines vinyle et les CDJ. Encore plus loin que ce club de puristes à L.A. qui bannissait les mix sur ordinateur en 2016. Derrière cette annonce insolite, le Liquid Sky Berlin veut promouvoir d'autres façons de produire et performer la musique, en privilégiant son versant expérimental et bricolé. Ingmar Koch, propriétaire de ce bar musical, est un producteur allemand qui officie dans le milieu de la musique électronique depuis 1991. En 1994 déjà, à Cologne, il était à l'origine sous l'alias Dr. Walker des soirées « Only hardware performers - no DJs ».

Il s'explique par rapport à cette décision. "Nous ne sommes pas juste un autre club techno de Berlin. Dans cette ville, il y a des centaines d'endroits où l'on peut jouer sur des platines et des CDJ. Quand tu ouvres un bar ou un club à Berlin, tout le monde à la fantastique idée de venir jouer de la house ou de la techno."

"Le Liquid Sky Berlin ne représente pas la culture DJ ordinaire. On aime les synthés modulaires, les boîtes à rythmes, les gens qui produisent sur des Game Boy, etc." poursuit le propriétaire. 

Depuis son ouverture, le bar, qui est également une galerie d’art vidéo, propose de nombreuses soirées dans une atmosphère ambient, noise, psychédélique. « Les vinyles ne servent pas notre type de musique, car 99,9999% de la musique expérimentale n’est simplement pas produite sur vinyle. Il faut plus voir le Liquid Sky Berlin comme un laboratoire de scientifiques et d’alchimistes un peu fou. »

Reste à savoir si les jouets Fisher-Price reconvertis en platines vinyles y trouveront leur place. Toute la programmation du #lsb02 est à retrouver sur sa page Facebook.