Photo en Une : © Gaëlle Matata

En une année, ce sont plus de 300 dates et 70 000 visiteurs qu’a accueillis la Station Gare des Mines. Le collectif MU, à l’initiative de cet espace, a eu la bonne idée d’étendre son action sur l’année toute entière et ouvrira progressivement au public 600m2 en intérieur au cours de l’automne, dont deux salles de concert – au rez-de-chaussée et au sous-sol – “aux murs pailletés” essentiellement dédiés au clubbing.

Tout au long de l’été, la Station s’était déjà surpassée, notamment dans le cadre de son festival Station électronique, du 23 au 27 août, avec notamment Manu le Malin ou Casual Gabberz. Avant cela, l'électro-pop de Tristesse contemporaine, Gilb'R (moitié de Château Flight et patron de Versatile Records) ou la pop-rock de Faire avaient démontré l’éclectisme du lieu.

Sur la même lancée, les deux soirées d’inauguration, les 13 et 14 octobre, se répartissent deux programmations principalement électroniques. L'occasion de profiter encore un week-end des espaces extérieurs tout en découvrant ceux en intérieur.

   À lire également :

À Paris, un nouveau lieu dans une gare désaffectée à ciel ouvert

L'ambiance du 13 octobre sera posée par le live des Bruxellois Stakkatak, aux teintes punk-rock et trash pop, et celui de Heimat, dont les expérimentations post-rock sont signées sur Teenage Menopause Records. Une soirée qui se poursuivra avec le gérant de Mind Records, Moyo, dans un DJ set plutôt dark wave / techno industrielle, et Iueke, cofondateur et chef de file du label Antinote, avec un mix d'acid house et de musique concrète. La Station nous réserve aussi une tête d'affiche surprise qui sera dévoilée dès le 6 octobre.

Le samedi 14 octobre, la programmation sera tout aussi sélective. AzamatB, qu’on écoute déjà sur Rinse France tous les mercredis de 16h à 18h, fera un b2b avec Marcorosso de Guilty Dogs, dans un set que l’on prédit de qualité.  La deep techno de O.Xander, signé sur Nous Disques, viendra flatter nos envies de psychédélisme. Et le Parisien Theo Muller en b2b avec Calcuta seront sans doute d’humeur à faire chavirer le dancefloor.

Le ton sera aussi à la découverte de pépites électroniques avec notamment le collectif parisien hybride Hydropathes, la folktronia-ambient d’Accou, dont certains tracks font écho à Boards of Canada, ou encore Apulati du collectif Outreglot, dont les productions versatiles créent des ovnis électroniques, entre bass music de l’espace et trap expérimentale.  

La programmation qui suivra cette inauguration ne laissera aucun goût pour compte, et on attend de pied ferme la venue des Red Axes, qui ensoleilleront la Station-Gare des Mines le 18 octobre. Toutes les informations sur le lieu et les événements de la saison sont à retrouver sur leur site.