Photo en Une : © Olivia Vale


Pour cette sélection, nous avons trouvé notre bonheur à l'affiche des soirées du 29 et du 30 septembre, dont la première se déroulera dans les sous-sols du Palais de Tokyo et la seconde dans différents lieux de Montreuil. N'en oublions toutefois pas les autres rendez-vous musicaux : celui du 27 septembre au Trabendo réunira pas moins de 12 MC (Lomepal, Cool Connexion, Caballero, JeanJass…) autour de The Alchemist; pour un concert exclusif préparé en amont dans les Red Bull Studio Paris. La soirée du 28 aura lieu au Balajo – l’un des « plus vieux dancing parisiens » sous le signe du boogie avec Micky Milan, l’un des initiateurs de la disco-funk française.

Tim Hecker

Icône de la musique ambient/noise, ce Canadien avait d’abord exploré le milieu techno/IDM sous le pseudonyme Jetone avant de percer sous son vrai nom avec une esthétique brutale et expérimentale, dont les influences electronica, drone ou encore post-punk se ressentent. 11 albums dont des collaborations de taille : Ben Frost (l’ancien protégé de Brian Eno) participait déjà à Ravedeath, 1972 et Jóhann Jóhannsson, qui signera la BO de Blade Runner 2049, ajoutait sa patte sur Love Streams sorti en avril 2016 sur le label 4AD. La richesse de ses live l’a amené à tourner avec Sigur Rós ou encore Godspeed You ! Black Emperor ; beaucoup d’improvisations où des sons d’orgue sont manipulés et transformés en temps réel. Une expérience multisensorielle intense.

 

Voiski

Magicien des machines, Voiski présentera son nouveau projet Music for Clouds en avant-première à la Marbrerie de Montreuil. Toujours en quête de nouvelles formes d’expression, en projet solo ou commun (Kartei avec Crysta Patterson), il oscille entre des beats magnétiques et des expérimentations ambient, le tout entouré d'un bataillon de machines analogiques. Music for Clouds relève d’une démarche singulière : composé uniquement dans des avions, chaque titre porte un nom d’aéroport. Techno onirique en perspective.

 

Midori Takada

Parce que la rareté est précieuse, on ne pourrait se priver de Midori Takada. Compositrice et percussionniste japonaise, elle s’est affirmée comme l’avant-garde de l’ambient contemporain dès les années 80. Figure de l’ombre, son album de renom (elle n’en a composé que 4 et aucun depuis 1999) Through the Looking Glass est un chef-d’œuvre d’étrangeté et de douceur percussive. Dans le sillage de Steve Reich, Philip Glass ou encore de Brian Eno, ses motifs rythmiques répétitifs fascinent et laissent libre cours à l’imagination. À 66 ans, Midori Takada demeure une de ces créatrices méconnues qui ont fait l’histoire de la musique actuelle.

Marie Davidson

Des synthétiseurs analogiques, des drum machines, et des textes parlés-chantés aux saveurs pop et cold wave. C’est l’univers de Marie Davidson qui, après s’être fait connaître en tant que moitié de Essaie Pas, ne manque ni d’ambition ni d’inspiration. Sorti en octobre 2016 sur Cititrax, Adieux au Dancefloor a connu un franc succès sûrement dû à son alliage subtil entre des sons obscurs et nerveux, et d’autres plus entraînants et légers. En tout cas, on peut soupçonner que ses Adieux au Dancefloor étaient surtout un grand bonjour à la scène électronique.

Not Waving

En suite logique de Marie Davidson, qui figure sur son dernier morceau Where Are We, vient Not Waving, le projet de l’Italien Alessio Natalizia qui n’en finit pas d’explorer les possibilités de la musique électronique. Chaque album semble venir élargir son champ de création, qui embrasse la techno-ambient-industrielle avec Human Capabilities (2014), des teintes plus sombres et expérimentales dans Redacted (2013) ou encore une EBM (Electronic Body Music) bien barrée avec son dernier album Animals (2016). Une large gamme de sonorités électroniques qui s’adapte toujours au dancefloor.

Pas question cependant de laisser ces noms éclipser les performances de Horse Meat Disco, Zombie Zombie, Simo Cell, Soft War, Prurient... Toutes les informations et les billets pour le Red Bull Music Academy Festival Paris sont à retrouver ici.