Photo en Une : © D.R.

A défaut de bodybuilding, les Bicep dont nous parlons sont plutôt adeptes du soundbuilding. Des constructions solides et toujours plus ambitieuses, qui piochent dans une foule de styles des 30 dernières années. Avec ce premier album sobrement intitulé Bicep, l'on constate que le duo a gravi un échelon, et affirme haut et fort son esthétique singulière, à écouter en boucle sur Bandcamp.

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À mi-chemin entre le downtempo et la house de dancefloor, on hésitera à situer exactement l'album dans la panorama musical tout en se demandant avec la voix féminine qui ponctue "Vespa", la quatrième piste : « What sort of music are we listening to ? » (« Quelle sorte de musique est-on en train d’écouter ? »).

On identifie tout de même une forte présence de mélodies au timbre mélancolique des synthétiseurs old school notamment dans "Ayaya", morceau particulièrement contemplatif. Les rythmiques nettes et dénuées d'ornement ainsi que les breakbeats et cuts précis sont aussi remis au goût du jour, avec toujours cette énergie qui fait le charme de la musique rave des 90’s. On en vient même à déceler un arrière-goût de jungle dans le titre "Glue"La place que prennent les voix atmosphériques dans certains titres, ou encore les basses prononcées tirant sur le garage ne sont pas sans nous évoquer Burial ou certains cuts plus techno de Four Tet.

Pour pénétrer encore plus dans leur univers, Trax vous prépare une interview de Bicep à paraître très prochainement ; le temps de bien vous imprégner de l'album qui s'écoute et s'achète en vinyle, CD ou digital sur Bandcamp. Suivez le lien !