Photo en Une : © Eric Fanes

Amis de la techno, laissez de côté vos préjugés : ce n’est pas parce que Bob Sinclar est en tête d’affiche de l’Elektric Park que vous n’y trouverez pas votre compte. Après 8 ans d’existence, le festival n’a pas oublié de se renouveler et d’ouvrir sa programmation à d’autres styles électroniques et à de nouveaux talents. Sur le nuancier des scènes, la techno se voit attribuer la couleur bleue. Entre fraîcheur désaltérante et risque de noyade dans les ondes électroniques, elle promet de provoquer quelques remous sur l’île des impressionnistes.

Car une scène techno, c’est bien beau, mais il reste à attester de la qualité de ses invités. Trax lui avait rendu les honneurs qu’il mérite au sein d’une chronique : DJ Bone, le "héros méconnu" de Detroit, viendra nous faire frissonner avec ses rythmiques métalliques et ses nappes de synthétiseurs des 90’s. Issu de la "troisième vague de Detroit", DJ Bone a déjà derrière lui 20 années d’expérience sur les dancefloors. De quoi taper un strike sur celui de l’Elektric Park. Autre figure de l’ombre, mais tout aussi expérimenté et inspirée, PEEV a déjà partagé la scène avec Venetian Snares, Mount Kimbie, Plaid et bien d’autres. Entre ses nappes interstellaires et la variété des textures qu’il stratifie méticuleusement, son talent n’a d’égal que son perfectionnisme. Boddika pour sa part n’est pas vraiment discret. Fondateur de NonPlus Records sur le catalogue duquel figure Actress, son esprit de leadership se transpose dans ses beats bruts et incisifs qui nous emportent dans un cyclone chamanique.

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Et quand notre seul désir sera de danser sans s’arrêter, sans penser à quoi que ce soit, les artistes qu’il faut seront là. Connu pour ses tubes de minimal techno tels que "Air Conditionné", Julian Jeweil continue d’explorer l’univers des sonorités électroniques sur M_nus, Drumcode ou Form Music, le label de Popof. Son goût pour les progressions très marquées est toujours là, mais maintenant teinté de lignes acides et frénétiques. De quoi bien s’échauffer avant d’écouter Minimum Syndicat qui milite pour que l'esprit rave party ne tarisse jamais. Leur formule ? Une techno martelée comme il faut, une énergie plus que décalée qui cogne à coups de kick glaciaux.

Durant les 13 heures de la soirée, vous aurez quand même le temps d’aller jeter une oreille ou deux du côté des autres scènes. L’imprévisible Captain Hook fera vibrer les amoureux de la psytrance progressive avec ses influences hétéroclites (il est passé lui aussi par la techno sous le nom de Scheff). De quoi nous rappeler que les artistes mainstream ne l’ont pas toujours été, et qu’eux aussi explorent différentes scènes et différents styles.

Informations, line-up et places sont disponibles sur le site du festival.