Photo en Une : Le manoir de la Chaslerie © Pierre-Paul Fourcade

À l’origine de l’Alphapodis Festival vient l’association UPSET (Union Paramédicale aux sonorités électro et techno), mise en place en 2016 par des étudiants et diplômés de l’école de kinésithérapie d’Alençon. Leur but ? Sensibiliser le public contre le cancer, plus particulièrement celui du sein, et lever des fonds pour les associations la Ligue Contre le Cancer de l’Orne et Le cancer du sein, Parlons-en !. Les artistes, tous issus de la scène électronique française, ouvriront symboliquement l’Octobre Rose, le mois d’information et de sensibilisation contre le cancer du sein.

   À lire également
Les fêtes techno caritatives se multiplient pour aider les réfugiés

En plus de se positionner comme festival caritatif, l’Alphapodis présente une programmation très mixte, jeune, talentueuse et 100% française. 20 artistes et 16 heures de musique répartis sur 2 scènes où se succéderont techno industrielle, house music et downtempo. La scène principale, le Tollec, présentera ainsi des pointures de la nouvelle scène techno-house de l’Hexagone. Au premier rang, la DJ et productrice Anetha, résidente des soirées Blocaus et familière de la scène techno underground, de Concrete au Berghain à Berlin, fera résonner ses lignes acides et obsessionnelles. La DJ Piu Piu viendra elle aussi de Paris pour mixer sa deep house aux consonances soul. Résidente à Rinse France et membre du collectif Girls Girls Girls, elle avait participé à la mise en place du programme "Woman’s day take over" en mars dernier, et on vous en parlait ici. Avec son énergie insatiable, sa participation à l’Alphapodis n’est pas si étonnante.

Le festival sera aussi l’occasion d’affirmer le renouveau de la techno française avec des noms encore peu connus. FEM, qui dévoilait en 2014 un EP sur KMS records, le label historique de Kevin Saunderson, se revendique à la croisée entre la techno de Detroit et la house. Originaire de Rennes, il s’est notamment produit à l’Astropolis, aux Transmusicales, au Rex, à l’Iboat, et témoigne par là de sa maîtrise du dancefloor. L’un des fondateurs du très prometteur label techno Prima Luce, Clément Landrau viendra présenter ses compositions hypnotiques, où ses influences ambient et IDM prennent des teintes industrielles.

La scène du Pournouët quant à elle, présentera une ambiance plus intimiste en mettant en avant des collectifs du Grand Ouest fortement impliqués dans la scène électronique de leur région. Les Chineurs de Rennes, Decilab, Sound Lockdown, et d'autres encore déclineront leurs identités musicales derrière les platines. Non loin de là, le coin chill proposera des animations pour sensibiliser à la lutte contre le cancer, de quoi se détendre tout en s'informant sur la cause du festival. 

Solidaire, tenté par la programmation ou envie de visiter un manoir médiéval ? Rendez-vous sur la page de l'event ou directement ici pour prendre des places.