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« Les fêtes nocturnes sont illégales, et c’est là que les drogues sont distribuées et consommées. Il faut y mettre un terme », martèle le Ministre en chef de Goa, Manohar Parrikar ; une information relayée par l’Indo-Asian News Service. « Partout où il y a de la musique, il y a possibilité de consommation de drogue ou d’alcool » surenchérit le chef de la police du nord de Goa, Chandan Chawdhary.

Le récent décès de deux jeunes hommes à Goa, probablement des causes d'une overdose, a de nouveau attisé la répression des fêtes de plage à Goa, où séviraient la plupart des trafiquants. Deux propriétaires de clubs (Curlies et Club Nyex) sur la plage ont déjà été arrêtés suite à ces événements ; les membres de l'équipe auraient été retrouvés en possession de drogues, selon les forces de l’ordre.

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Goa prévoit aussi d'appliquer rigoureusement un couvre-feu de 22 heures pour la diffusion de musique en extérieur. « Nous allons nous assurer que les gens respectent cette limite », appuie Chawdhary. Cela fait déjà quelques années que les organisateurs sont sous pression, dans cette région touristique qui veut définitivement enterrer son héritage hippie. La police avait déjà sévi à Goa en forçant le Sunburn Festival à se délocaliser vers Pune l’année dernière. Dès 2014, une « tolérance zéro » des rave parties était déjà préconisée, mais semble n'avoir été appliqué qu'avec peu de zèle. Reste à savoir si cette nouvelle offensive n'est pas le dernier clou dans le cercueil des fêtes psychédéliques et historiques des plages de Goa.