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L’évènement fait rage depuis vendredi soir. Une trentaine de façades ont été montées de part et d’autre du site où le TekSud Reload s’est installé, éparpillées sur quarante hectares. Samedi, plus de 10 000 teknivaliers sont arrivés dans la journée. Les autorités présentes sur place en attendent plus de 30 000 avant la fin des hostilités.

L’initiative prise par les organisateurs de proposer un « plan B » au TekSud initial a été soutenue par une trentaine de soundsystems suite à un « appel aux sons » relayé par le forum Bass Expression. Parmi eux, on retrouve entre autres : NSM, Extatik, ASM, Anonyme09, Sens inverse, KRMS, Amnezik, DBKAOS, et tant d’autres. Certains viennent même de l'étranger, comme les Espagnols d’Uzumaki ou les Belges de HPK. France 3 a même été tourner un reportage sur les lieux, à découvrir ci-dessous.

Le choix du lieu – dans la commune de Saint-Martin-de-Crau - n’est pas approuvé de tous ; la présence du TekSud Reload en réserve naturelle fait gronder les agriculteurs aux alentours. Le teknival déborde sur une parcelle classée Natura 2000. Le propriétaire, qui a vécu aussi la rave du Ventillon il y a quinze jours, craint pour le pâturage qui nourrit ses brebis :  "Deux 'rave partys' en deux semaines, c'est un peu fort... C'est une propriété privée dans une zone protégée et le pire c'est pour la bergerie, elle va forcément être dégradée... Sans parler du piétinement, qui va compromettre la repousse de la pâture d'hiver." Toujours dans La Provence, le maire Dominique Teixier renchérit : « Je suis en colère parce que ces gens ne nous respectent pas. Tout ça, ça fout en l'air du temps de travail ! » Sur le site de France Bleu, il précise également les risques liés aux feux présents : « Les fêtards ont fait des feux de palettes alors qu'il y a un risque incendie fort. »

La Provence a également interrogé Maxime Ahrweiller, secrétaire générale adjointe à la préfecture des Bouches-du-Rhône. « Nous avons envoyé sur place quatre équipes de sécurité civile, soit une vingtaine de secouristes et demandé des renforcements de pompiers et du Samu, détaille Maxime Ahrweiller. Des associations de prévention seront aussi à l'intérieur du site. » Et d'insister sur le caractère illégal de l'événement : « Les organisateurs doivent être conscients de ce qu'implique un tel événement, dans un des sites les plus protégés du département », annonce Maxime Ahrweiller. Le teknival est donc toléré par les autorités. le TekSud Reload a publié hier un bilan provisoire via Bass Expression et annoncé la coupure définitive du son prévue pour mardi 15 août au matin – la fête souhaitait continuer plus longtemps, éventuellement jusqu’à vendredi. Dimanche matin, on lisait sur Twitter : « #TekSud Reload : La nuit a été plutôt calme malgré quelques interventions des secours et des vols à la roulette. Encore beaucoup d'arrivées. » Le teknival étant illégal, les organisateurs s’en sortent bien avec seulement les frais de secours à leur charge, sans amende. Sur Twitter, Bass Expression a publié ce lundi dans la matinée : « #TekSud Reload : Beaucoup de façades ont déjà démontées, mais pas mal tournent encore. Beaucoup de monde sur site, nuit calme encore. »