Photo en Une : © D.R.

Nous vous l’écrivions dans un article mercredi 26 juillet dernier : dans le Finistère, les organisateurs d’une rave party légale étaient sommés de payer 12 687,77 euros pour la mobilisation de la gendarmerie nationale durant leur manifestation, censée se dérouler le 5 août prochain et accueillir 2 000 personnes. Une facturation arbitraire, rendue possible par un décret de 1997 régulièrement fustigé par les organisateurs d'événements culturels.

   À lire également
Finistère : les organisateurs d'une free party légale sommés de payer pour l'intervention de la police

Un récent article du Télégramme dévoile un nouveau paradoxe de la situation. « L’hiver dernier, Pascal Lelarge, Préfet du Finistère, avait encouragé les organisateurs des soundsystems à déclarer leurs manifestations, en promettant un traitement allégé de leurs dossiers, après avoir fait saisir du matériel à l’issue d’une rave party, à Commana, fin octobre 2016. » Une promesse très rapidement passée à la trappe, puisque après avoir déclaré leur soirée, les organisateurs finistériens se retrouvent donc avec un facture de 12 687,77 euros, dont 60 % payables à l’avance. Un « racket » auquel ils refusent de se soumettre.

Nouveau rebondissement dans cette affaire : les organisateurs ne devront plus payer que 3 000 euros sur les 12 687,77 euros facturés, « pour 20 militaires, sur une base de 120 heures » détaille le Télégramme. Une nouvelle qui ne contente pas par les soundsystems finistériens 716, Atsa Production et la Bass-Cour, qui refusent toujours de payer la note. « Nous n’annulons pas notre fête, mais nous ne paierons pas cette refacturation de service public ! »