Photo en Une : LC Club © Tous droits réservés

La techno nantaise est en deuil. 10 ans tout pile après sa création en juillet 2007, le LC Club ferme définitivement ses portes. « On a envoyé du steak pendant un an, on a fait venir toutes les plus grosses têtes d’affiche house, techno ou hardcore, et on s’était donné comme point d’orgue les 13, 14 et 15 juillet, qui étaient les dates d’anniversaire du LC », nous explique David Asko, directeur artistique du LC Club depuis mars 2016. Après un anniversaire dignement fêté (le club a réuni plus de 6 000 personnes sur ses trois jours de fête), il semblait nécessaire pour les équipes du LC de prendre du recul et de s’orienter vers de nouveaux projets. « On avait envie de se renouveler. Le clubbing tel qu’il existe depuis 15/20 ans est en train de s’essouffler », poursuit David. En cause également : la lassitude du monde de la nuit et des cachets d’artistes qui ne cessent d’augmenter. « C’est aussi un peu de fatigue. Aujourd’hui, remplir un club comme le LC (le club fait 3500 m², ndlr) demande beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et beaucoup d’investissements financiers. Les cachets des artistes ont doublé, triplé voire quadruplé depuis 4/5 ans. On parlait plus d’argent que de musique ou de fête ». Après 25 ans de clubbing dont 10 ans au LC Club pour Philippe Clément, propriétaire de la boîte, et pas moins pour David Asko, anciennement au Magazine Club à Lille, il paraissait essentiel de se tourner vers une nouvelle vision de la fête. Vendu depuis peu, le LC Club passe le relais à une nouvelle génération d’organisateurs et de fêtards.

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Un petit pincement au cœur est inévitable, mais sachez que les équipes du LC ne raccrochent cependant pas complètement les gants et vous réservent encore de jolies surprises pour l’année 2018. « On veut essayer de proposer quelque chose de différent, de plus inattendu. On souhaite mettre plus en valeur le côté artistique, déco et scénographie, dans des évènements ponctuels et des lieux différents. On veut repartir sur les bases du clubbing et de la musique électronique », affirme David Asko. On nous aurait parlé de lieux historiques et de cartes blanches… Mais chut, c’est encore un secret. 

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Rappelons également que la ville de Nantes est toujours en pleine effervescence : la première édition du Paco Tyson festival électronique qui a réuni plus de 10 000 personnes a eu lieu il y a seulement quelques mois, et l'ouverture prochaine d'un nouveau club, le Macadam, promet de belles soirées techno, house, psytrance ou hardcore.