Photo en Une : BA 217 © Amicale des anciens des essais en vol

La fête commence dès le vendredi, mais on ne va pas vous en remettre une couche ! Trax fête ses 20 ans, et forcément, le choix s'avère cornélien ; on vous laisse jeter un coup d'œil ici pour vous faire votre propre idée.

Dès le lendemain, samedi, 16 heures, nous revoilà d'aplomb. L'immense ex-base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge, aujourd’hui renommée La Base, s'étale devant nous, et vibre déjà sous les kicks tekno de JAcid0rex. Pas encore complètement remis de la veille, nous déciderons de nous mettre dans le bain tranquillement, en allant écouter le live de Peev, artiste français sévissant sur le label Intramuros. Une techno mentale qui oscille entre rythmes organiques et progressifs, et dont on espère qu'elle favorisera les connexions neuronales ; à l'évocation du nombre d'artistes jouant en simultanée tout au long de la journée, on frôle déjà la surchauffe

Les synapses en effervescence, nous décidons de passer voir le live un peu plus énervé du bruxellois JAcid0rex. Son efficace neoacid semble emporter une bonne partie du public. Violent et lourd, son set nous emporte dans une dimension sombre qui contraste avec le soleil écrasant de l’Essonne, mais pas avec l’ambiance spatiale qui règne sur le festival. Après une heure de danse frénétique, nous nous dépêchons de quitter la zone Rave-Hardcore pour filer vers le DJ set de Mandragora.


Let set débute à peine que nous avons déjà compris que nous sommes face à un OVNI musical qu’il sera difficile de cataloguer. Le jeune mexicain de Delerium Records mélange allègrement musique électronique, instruments traditionnels, chant et voix robotiques. Notre voyage entre l’Inde, le Japon et la matrice prend fin alors que le soleil décline nonchalamment sur l'horizon : il est temps pour nous de prendre une petite pause. Si vous avez aimé le set de Mandragora, foncez voir Moontrackers, zone Trance. Pour les fans de deep house, on vous conseille plutôt de courir pour profiter des premières notes du DJ set d'Adana Twins.

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Les dernières heures de jour cèdent leurs rayons à Sascha Braemer, et le producteur berlinois envoute littéralement le public avec sa tech house aux airs tziganes. Pour ceux qui sont plus branchés dubstep/drumstep, on vous invite à vous diriger vers la zone Bass pour Dodge et Fuski suivi de Culprate

Plus la nuit s'appesantit, plus les choses se corsent. L’entrée en piste de Marc Romboy, suivi de Marcel Fengler nous entraîne dans un univers parallèle où techno, house et minimal ne font plus qu’un. Si vous êtes dans une zone à l’autre bout du festival, on vous conseille de louer une navette spatiale pour pouvoir assister au plus vite à ces deux live immanquables.


Pour les plus valeureux qui seront toujours d’attaque au petit matin, on vous recommande chaudement le live terrassant de l’anglais Perc, qui déroule sa techno dure et assourdissante. Après une heure passée sur la Mainstage, nous décidons de retourner dans la zone Rave-Hardcore, histoire de bien faire la teuf comme il se doit avec Lebask, un des poids lourds de la scène frenchcore.

Dimanche, 16 heures. C'est le chant du cygne : après avoir retrouvé tant bien que mal notre tente sur la zone de camping, croqué un Granola sec et englouti un thermos de café, nous décidons de nous abandonner à Praslesh, duo incarnant le renouveau la scène microhouse roumaine, signé sur le label Understand. Sur scène jusqu’à 20 heures (heure de fin du festival), il enflamme la piste bétonnée avec des rythmes hallucinés à la Villalobos. Pour varier les plaisirs, vous pouvez vous rendre sur la scène Berlin Clubbing, où joueront successivement Jonty Skrufff Fidelity Kastrow et Taapion Sounds6stem.