Coalition d’acteurs de la scène musicale et artistique de Dresde, l’association Tolerave a été créée en 2015 en réaction à « l’atmosphère xénophobe grandissante » dans la ville et dans sa région, la Saxe. Depuis trois ans, cette association organise dans Dresde une grande parade et cette année encore, « les rues seront transformées en dancefloor », annonce un communiqué de presse. Et comme on ne s’arrête pas en si bon chemin, une after party est organisée au Sektor Evolution, un club de la ville, avec 3 scènes house, techno et bass music. Tolerave espère ainsi lever des fonds destinés aux associations d’aide aux réfugiés. Elle organise également toute l’année des ateliers et des tables rondes avec les acteurs des scènes house et techno locales.


Ce n’est pas la seule initiative d’aide aux migrants issue du monde de la musique électronique. Plusieurs collectifs anglais de free parties se sont ainsi mobilisés pour venir en aide aux migrants des camps de Calais et Grande-Synthe. Préparation de repas, collecte de vêtements, constructions d’abris, les tâches sont nombreuses et mobilisent des dizaines de personnes issues du mouvement free.


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A Paris, les collectifs parisiens La Horde et Fée Croquer organisent des collectes pour les sans-abri lors de leurs soirées. A Berlin, le collectif Room 4 Resistance monte des soirées lors desquelles il repense le club afin de créer « un espace et de la visibilité pour les artistes féminines, les personnes LGBT, et les minorités ethniques ». A Londres,  l’association londonienne SIREN met en valeur les femmes lors de ses événements, en militant pour que les clubs deviennent des endroits plus sûrs pour les minorités.