Photo en Une : ©AFP


Contactée par nos soins, la gendarmerie d'Hénin-Beaumont nous a renvoyé vers l'hôtel de police de Lens, qui a "coordonné l'action", selon l'agence photo Hans-Lucas qui représente le photographe. L'agence s'est fendue du post suivant sur leur page Facebook : "Inadmissible ! En ce jour d'élection, le photographe professionnel Jacob Khrist a été violemment interpellé à Hénin-Beaumont alors qu'il était dans l'exercice de son métier."

Carmen Diaz Gonzalez, chargée de production à l'info de la chaîne espagnole La Sexta a filmé l'arrestation.


Après plusieurs minutes, nous avons réussi à joindre le commandant de la police qui déclare ne pas pouvoir donner les motifs de son arrestation et de sa garde à vue toujours en cours, ni la date de sa remise en liberté. Le commandant a été toutefois affirmé que Jacob Khrist "va bien" et que l'avocate des Femen avait pris en contact avec la gendarmerie. La famille du photographe a semble-t-il eu ces mêmes informations.

– Mise à jour 18h00 : 

Selon un officier de police scientifique qui sortait du commissariat, Jacob Khrist va bien, même s'il a eu mal aux poignets (suite au menottes). Il n'a toutefois pas su nous dire pour combien de temps le photographe sera gardé en garde à vue. Toujours selon l'officier, il n'a pas eu de visite pour le moment. Un autre agent de police nous a également confirmé son bon état de santé, ainsi qu'il allait être entendu rapidement par un magistrat, celui-ci statuera ensuite sur sa remise en liberté.

Jacob Khrist est l'un des plus proches collaborateurs de Trax, couvrant pour le magazine, comme pour d'autres médias, une grande partie des événements électroniques et alternatifs de France. Ses photos ont souvent été mises en couverture ou comme photos du mois du magazine, et illustrent régulièrement nos articles en ligne. C'est un journaliste qui est aujourd'hui en garde à vue pour avoir simplement fait son travail, nous demandons sa remise en liberté immédiate, et la restitution intégrale de son matériel.