En 2050, il n’y aura peut-être plus assez de terres agricoles pour nourrir la planète entière. En raison de cet alarmant constat, le festival hollandais s’est associé à Next Nature Network pour élaborer un nouveau plan pour sa bataille contre le réchauffement climatique : les eco coins, la première monnaie écologique du monde.

L’année dernière, il faisait le choix de ne plus servir de viande sur ses sites, et de recycler l’urine des fêtards. Aujourd’hui, le DGTL ne veut plus seulement sensibiliser ses visiteurs au développement durable mais les faire passer à l’action. "Nous croyons fermement que le temps de la sensibilisation est terminé et que les gens doivent commencer à mener une action durable", insiste Milan Meyberg, l'instigateur du mouvement. 

En participant à l'un des nombreux projets ou ateliers, les festivaliers pourront récupérer cette monnaie numérique, qui leur permettra d’obtenir des réductions aux bars, des goodies, de la nourriture, des tickets d'entrée et même un accès à une zone secrète…



Ces “eco coins” pourront être remportés à différents endroits des docks de NDSM. Par exemple au "DGTL Downtown", un nouveau domaine où plusieurs projets mêlant art et développement durable seront mis en place. Mais aussi au "Future of Food", où les pionniers de l'alimentation néerlandais serviront certains des ingrédients alternatifs qui pourraient faire partie de notre alimentation de base dans les prochaines années.

Comment ? En donnant un peu de sa personne. Pour accéder à ces privilèges, les festivaliers devront accepter de manger quelques insectes ou de transformer leur déchets plastiques en oeuvres d'art, par exemple. Plus on obtient d'“eco coins”, plus les récompenses sont grandes. 

Parallèlement, le festival remplacera ses poubelles classiques par un système de recyclage des matières : "Le point de collecte des ressources." Le plastique, le carton, le verre, les matières organiques, le bois et le métal seront collectés et triés, afin de vérifier si tous ces matériaux utilisés sur le festival seront traités de manière durable.

Avec ces initiatives, le DGTL entend devenir le premier festival circulaire sans déchets, et espère "avoir un impact positif sur l'environnement, sur les villes, et sur les autres festivals." 

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