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La Journée Nationale de l'Audition est avant tout une association, fondée il y a tout juste 20 ans par des professionnels de la santé, chercheurs médecins ORL, orthophonistes et audioprothésistes. Le but de cette journée, et de l'association en général donc, est de sensibiliser les Français aux moyens de conserver une bonne santé auditive ainsi qu'aux risques dont ils doivent se prémunir. Cette année, pour sa 20e édition, la JNA pose une question essentielle : "Le Smartphone : ami ou ennemi de notre santé auditive ?"

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Du 9 au 15 février 2017, l'institut de sondage IFOP a ainsi réalisé une étude auprès de 1 202 personnes âgées de 15 ans et plus. En une vingtaine de questions, l'institut a donc tenté de discerner les habitudes de la population sur deux grands points : "l'usage et l'attachement à son téléphone portable" et "l'écoute de la musique sur son téléphone portable". 

Dans un premier temps, l'on peut constater que le téléphone arrive presque en tête en tant que support d'écoute musicale, devancé d'un cheveu par l'ordinateur personnel ou de travail, et que près de la moitié des participants s'en servent pour écouter de la musique.

Le sondage met également en lumière la durée d'écoute musicale des participants. Chez les 15-17 ans, cette durée va de 1 à 2 heures, puis diminue à mesure que l'âge augmente.

La manière d'écouter de la musique est aussi abordée. À la question "Comment écoutez-vous principalement de la musique sur votre téléphone portable ?", 43 % des interrogés ont répondu "avec des oreillettes". Or, l'étude rappelle que les écouteurs que l'on introduit dans le canal auditif sont les plus nocifs pour l'audition.

L'intégralité de l'étude est à retrouver ici

L'étude mentionne enfin que le fait d'écouter de la musique dans les transports en commun augmente encore une fois les risques : le brouhaha ambiant nous poussant à augmenter le volume pour le camoufler. Un usage qui concerne beaucoup d'entre nous, et dont on peut se demander s'il n'est pas aussi dangereux qu'une soirée passée trop près du caisson un tiers des personnes interrogées admettent avoir déjà entendu des acouphènes des suites de l'écoute de musique.