Photo en Une : © Gabriel Asper

Le Sanctum Palladium, le Zoo d’Eden, le Rez de l’Enfer, la Fonderie des Miracles… Les noms des lieux du festival, tous situés en centre-ville à une dizaine de minutes de marche les uns des autres, annoncent la couleur. À l’Electron, on dansera avec dévotion.

L’affiche est audacieuse : des poids lourds de la tech-house et techno big room comme Chris Liebing, Booka Shade, Guy Gerber, Mind Against, Pan-Pot ou Mathew Jonson y côtoient les apôtres de la house soulful Black Coffee, Chez Damier et Tony Humphries. La vibe hybride, feutrée mais balistique du label Giegling sera représentée le vendredi par Konstantin, Leafar Legov et Kettenkarussel, et précède les plateaux dub, drum'n'bass et trance du dimanche. Dub-Stuy et le vocaliste assassin Rider Shafique, S.P.Y, et Swindle comptent parmi les performances immanquables du côté bass du spectre musical ; le doyen Psyberpunk et Gnaia satisferont quant à eux les amateurs de rythmiques mentales et galopantes. Sans oublier Rebekah, Speedy J, Kollektiv Turmstrasse, N’to, Christian Löffler… De quoi réconcilier toutes les paroisses.

electron genève
Electron Festival 2016 © Anne Rizzardi

Les arts numériques seront également à l’honneur à l’Electron : en association avec le festival Mapping, un espace d’art et de création technologiques (ACT) accueillera du 6 avril au 29 mai deux expositions ainsi que des workshops, conférences, projections et performances. Pour la programmation de ce lieu, il faudra patienter jusqu’au 6 mars ; mais l’on sait d'ores et déjà que Kangding Ray sera de la partie. À l’instar de ses compères de l’écurie Raster-Noton (Ryoji Ikeda, Alva Noto, Byetone), le producteur français n’est pas en reste lorsqu’il s’agit d’en mettre plein les yeux avec des shows audiovisuels.

Le line-up complet est disponible sur le site d’Electron. Le festival annonce également qu’il mettra en place, pour la première fois, un "village" pour accueillir le public. Après nous avoir soufflé avec l’Antigel le mois dernier, Genève s’apprête à récidiver : forte de ses festivals défricheurs et d’un éclectisme qui s’inscrit dans la durée, jusqu’à devenir une véritable vision de la politique culturelle, la "Rome protestante" pourrait bien s'imposer comme la ville sainte des festivaliers aventureux.

Et si vous ne pouvez pas vous rendre à Genève, pourquoi ne pas explorer l'une des nombreuses autres cathédrales de la fête à découvrir dans le Trax #199 ?