Darius Syrossian
 devait jouer dans le nouveau club de San Francisco, le Halcyon, le 18 février pour la soirée Do Not Sleep. Mais c'était sans compter sur le décret de Donald Trump visant à interdire le voyage aux Etats-Unis pour les ressortissants de sept pays musulmans. Le décret migratoire, suspendu par la justice, veut bloquer les ressortissants d'Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen aux frontières américaines.

En raison de ses racines iraniennes – Darius Syrossian a grandi au Royaume-Uni mais est né à Téhéran –, sa demande de visa a été rejetée.

Dans un communiqué de presse, cité par Pulse Radio, Syrossian a déploré cette nouvelle :

"Bien que je sois citoyen britannique, détenteur d'un passeport et détenteur d'un permis de travail américain, je suis né à Téhéran. En raison des règles en vigueur concernant les modalités d'entrée, je peux avoir de sérieux problèmes lors de mon arrivée aux États-Unis. En l'état, je ne peux pas m'engager sur des bookings en Amérique durant cette période.

La musique est quelque chose qui rassemble les gens de toutes les races et cultures. Je ne vais pas laisser cela m'empêcher de voyager en Amérique. Do Not Sleep au Halcyon SF le samedi 18 février aura lieu comme prévu, avec mon pote Carlo Lio qui prendra les rênes et fera un set de 5 heures en b2b avec Nathan Barato. Ne laissez pas ces nouvelles restrictions ruiner notre droit de nous amuser ! Le navet orange ne pourra pas m'arrêter, je reviendrai, je vous verrai à Miami et pour les dates reprogrammées plus tard dans l'année."
 
Si l'appel de l'administration Trump a été rejeté , la bataille judiciaire est loin d'être terminée et les managers de Syrossian travaillent pour s'assurer que ses dates à la Miami Music Week et à la Winter Music Conference seront maintenues.