Photo en Une : © Marc Perves

En deux nuits, nous avons découvert quelques-unes des salles et surtout des collectifs qui font la nuit bruxelloise comme Bulex ou FTRNSD. De l’intime salle de l’AB au superclub explosif le Fuse, notre itinéraire aura démontré l’importance de la capitale belge sur le marché des musiques électroniques et la pluralité de son underground.

AB - FRNSTD © Marc Perves 


Organisateurs, artistes, ingénieurs et bidouilleurs pullulent à Bruxelles et ont la chance de travailler main dans la main. Au travers du BEM, toute une communauté belge se dévoilait, déterminée à faire briller le nom de ses acteurs. Ce qui la définit : son esprit très familial et sympathique – très belge quoi ! Ici, tout le monde se connaît et tout le monde met la main à la pâte, comme au sein du collectif MacSwell (et leur bus londonien !), qui a mandaté la petite sœur du fondateur à l’entrée et au bar de la soirée. Une demoiselle d’ailleurs assez dure en affaires.

© Themis Belkhadra



Le BEM était aussi l’occasion rêvée de (re)découvrir la belle Bruxelles, ses rues pleines de charme et ses nuits interminables. Avec ce festival, Bruxelles impose enfin sa patte bien personnelle sur la culture numérique et underground. Alors que sa scène hip-hop prend son envol avec des signatures comme Damso, Roméo Elvis ou L’Or Du Commun, on croit également à l’émergence de ses talents électroniques qui ont vraiment tout pour réussir. On conseille d’ailleurs à nos amateurs de live techno salés de garder un œil sur ceux d’Epitome et sur le label Norite, aperçus au Fuse le samedi soir sous les lumières hypnotiques de Pixel legion. Tout ce voyage aura pris fin quelques heures plus tard, le dimanche matin autour d’un brunch délicat en plein cœur de Molenbeek. Le quartier, bien plus paisible que ne laissait présager sa réputation, était la parfaite porte de sortie avant de retrouver le pays. 

Fuse © Sebastien Eduardo Meulenbergh