Photo en Une : © Cédric Thelier

En 1998, la Villa Rouge naît sous l’impulsion d’Aimé Tessier, soutenu par ses deux fils : Alexandre et Laurent. Ce dernier restera à la tête du club jusqu’au mois d’août dernier. S’organise alors, le 14 août, une dernière soirée "de barjots".

Depuis, une nouvelle équipe, composée de Lucas Defossé, gérant, et de John Bertrand, directeur, travaille pour donner un nouveau visage à ce club mythique de la région. En invitant le DJ bosniaque Solomun sur la route de Palavas, la team du club s’assurait une salle pleine et les 600 préventes sont parties en un éclair. À l'occasion de la réouverture, les habitués sont arrivés en masse devant le club, vendredi soir. Yoann Dechambre, chargé de la communication, estime même "à 3 000 le nombre de personnes à s’être rendu sur place." 

Un succès que la Villa doit à son équipe qui a complètement retravaillé l'enceinte de la boîte. Les clients ont donc été accueillis dans un tout nouveau décor végétal, à l'image d'une 2CV posée au milieu d'un nouvel espace. 

Sauf que, dès le samedi matin, les avis négatifs ont fusé dans tous les sens, aussi bien sur la page Facebook du club que sur l’événement.

Les raisons de cette colère résident dans l’accueil que certains videurs auraient réservé à un public ne s'inscrivant pas dans le dress-code demandé par le personnel de l’établissement : "On ne demande pas d’arriver en costard et mocassins. On peut être bien habillé et en baskets, mais lorsque tu fais un opening comme ça, tu es obligé d’avoir une sélection drastique !", plaide Yoann Dechambre, le chargé de communication du club. 

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Même si la Villa Rouge reste sur ses positions, Yoann Dechambre admet qu’il y a pu avoir "quelques dysfonctionnements". Pour remédier à ce "faux départ", l’équipe a rassemblé les membres de sa sécurité afin de les "recadrer et revoir avec eux la manière de dire les choses. Les videurs ne sont pas là pour y aller de leur petite remarque."

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Solomun a inauguré le nouveau dancefloor de la Villa Rouge. © Cédric Thelier

Tongs, débardeurs et lunettes de soleil à proscrire

Cependant, cette remise en question n’intègrera pas un changement radical de la physionomie attendue pour entrer dans l’enceinte de la Villa Rouge, comme le confirme son chargé de communication : "Avant, la Villa accueillait des gens en tongs, débardeurs et lunettes de soleil, ce n’est plus le cas !" Ceux qui veulent aller voir Nina Kraviz le 7 octobre sont prévenus.

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© Cédric Thélier