On a ainsi noté dans notre agenda la session hip-hop et freestyle organisée autour d’Oxmo Puccino qui en a profité pour convier tous ses amis (Lino/Ärsenik, Jazzy Bazz, Deen Burbigo, S.Pri Noir, Panama Bende, A2H, Dinos Punchlinovic, Espiiem, Take A Mic, Bon Gamin, Nodey et Supa!) et qui a tout pour s’imposer comme la battle de la décennie.

Les lectures organisées par les écrivains Simon Liberati et Jean-Noël Orengo à Pigalle, la visite guidée assurée par Jarvis Cocker du Phono Muséum (le musée de l’enregistrement musical de Paris), Oklou, Matias Aguayo, Nxxxxxs, Pilooski, la figure du voguing Kiddy Smile ou encore Lotic, les concerts intimes et déjantés comme celui de Dodi El Sherbini au Carmen, la soirée Soumission à Nuit Fauves, où il n’est pas nécessaire de venir habillé en latex pour découvrir les producteurs qui nous feront danser demain, un rendez-vous afro au Titan, le temple de la nuit africaine, place Clichy, et plein d’autres confiseries nocturnes à choisir sur le site du festival et sur l'événement Facebook, dont, cerise sur le gâteau, une nuit avec Mykki Blanco et la reine Christeene dans le club le plus queer et trash de Pigalle, le Folies.

Mykki Blanco - "High School Never Ends" (ft. Woodkid)

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Il ne faudra évidemment par rater les trois autres soirées qui semblent nous être directement adressées. Celle du vendredi 23 au Trabendo avec la crème du producteur anglais et B2B de légende entre Kowton, Tessela et Peverelist, le live des petits préférés de Renaat (du label R&S) Paranoid London, l'alumni de la RBMA Palms Trax, la fanatique des machines Xosar, ou encore NS DOS et Dasha Rush. Celle du mardi 20 à la Gaîté Lyrique avec les live vidéos en 360° de Stephen O'Malley et Thurston Moore, Sister lodine et le sombre Powell. Enfin, la closing ce samedi 24 au Badaboum avec le crew Mawimbi au grand complet, Optimo ou encore Débruit, Insanlar et Gary Gritness (qu'on invitait pour nos 18 ans au Palais de Tokyo) en live.

Mais la Red Bull Music Academy, dans un immense élan philanthropique, a aussi pensé à tous ceux qui ne pourront pas sortir pour aller danser, se dédoubler pour assister aux différents événements proposés, qui travaillent le lendemain ou tout simplement qui n’habitent pas à Paris, avec une sélection de textes de haut niveau sur le retour des friches dansantes à Paris, l’histoire de la Shampouineuse qui a fait les belles heures des flyers du Folies Pigalle, l’origine du coupé-décalé qui a fait danser la nuit afro-antillaise ou une plongée passionnante dans les archives sonores de Radio France.

Sans oublier ceux qui ont le game dans le sang, avec Masters Artworks, un grand jeu où il s’agit de tester ses connaissances en matière de musique française et de retrouver les pochettes de disques qui ont marqué la French Touch, qu’elle soit rock, électronique, variet' ou rap. Bref, de quoi faire semblant de travailler au bureau en récupérant de cette semaine de folie.

red bull artwork
Le jeu Masters Artworks de la RBMA

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