Selon des informations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, le Berghain vient de gagner une affaire juridique de première importance : le club berlinois a réussi à faire reconnaître ses événements comme relevant de la culture. C'est la Cour de Justice de Cottbus qui a rendu cette décision mardi 6 septembre. Une avancée qui peut paraître anodine, mais qui est le résultat d'une longue bataille juridique, et dont la décision fera date.

Ben Klock, Boiler Room à Berlin

Il ne s'agit pas seulement ici d'un simple changement d'appellation, même si la techno fait un pas de plus vers son institutionnalisation après cette décision. Car jusqu'à présent, les soirées organisées par le Berghain étaient considérées comme du divertissement. En Allemagne, les sociétés qui produisent ce genre d’événements sont imposées à hauteur de 19%. En passant sous le label « culture », il n'en payera plus que 7%.

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C'est là l'issue d'un long combat entre la direction du Berghain et les autorités fiscales allemandes. Ces derniers clamaient qu'un lieu où les gens « dansent, s'amusent et prennent de la drogue » est un lieu « de divertissement et non de culture », rapporte Der Spiegel.

Ce à quoi les représentants du club ont rétorqué que cette description pouvait coller à des concerts de musique classique, et pas seulement appliquée aux musiques électroniques. Un argument qui a porté. Résultat, le fisc allemand a été obligé d'admettre que le Berghain est bel et bien un lieu culturel, et sera maintenant taxé à même titre que n'importe quel opéra ou théâtre du pays.