Basé à Montpellier, j’ai vu le club historique la Villa Rouge, qui a accueilli les plus grandes figures du genre pendant vingt ans, quelque peu se dégrader ces dernières années. Lorsqu’il a été sujet de la reprise, nous sommes donc montés au créneau. La réouverture de la Villa Rouge aura lieu le 30 septembre. L’idée ? Proposer une réelle alternative au clubbing tel qu’on l’expérimente depuis trop longtemps en France, tant au niveau de la déco, de l’accueil que du service au client. Nous en avons assez du clubbing avec un simple dancefloor, un bar désagréable et un homme tronc derrière les platines.

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La métamorphose de la Villa rouge

Après avoir voyagé toute l’année dernière, je me suis inspiré de ce qui se fait à l’étranger, que ce soit en termes d'accueil, de service et décoration. Nous voulons qu’à l’instar de l’Australie, la serveuse puisse se souvenir du prénom de son client, et ce qu’il préfère boire. Nous voulons que comme à Berlin, le décor industriel puisse se marier avec une décoration végétalisée, sur laquelle bossent de concert un paysagiste et un archi d’intérieur quelques mois.

Nous souhaitons que le clubbing puisse se marier avec les arts, au travers d’expos, d’ateliers, de masterclass, de la rencontre entre artistes et public. Nous aimons chez Tim Burton son goût pour l’extravagance, pourquoi ne pas en faire un club ? Au service d’une programmation de musiques électroniques au sens large, nous voulons mettre en œuvre une autre vision de l’hospitalité, du service et du clubbing. Et offrir aux Montpelliérains le centre culturel qui leur manquait.