L'info est tombée hier, au cours d'une interview à la radio américaine KCRM (à la 19e minute), par les deux principaux concernés. Pour répondre aux interrogations du public quant à la teneur de ce futur projet, George Clinton s'est plu à citer les lyrics de son titre phare, "Give Up The Funk", “As always, we expect to tear the roof off the sucker” ("comme d'habitude, on espère tout déchirer", équivalent lyrique du "le monde ou rien" actuel).

Très rapidement officialisé par un tweet du label et un autre de Flying Lotus (auquel George Clinton a tout simplement répondu "woof"), l'album devrait paraître au courant de l'année prochaine, et devrait inclure de nombreuses collaborations.

Si George Clinton n'avait rien publié depuis huit ans, date de sortie de son album George Clinton and His Gangsters of Love, son association avec Flying Lotus n'a rien d'une première. L'an dernier, déjà, les deux artistes s'étaient associés pour donner vie au projet WOKE, en collaboration également avec Shabazz Palaces et Thundercat. D'autant que notre bon Flying Lotus est lui-même un grand fan de George Clinton, comme il le dit au micro de KCRW.

Si Clinton s'était donc illustré comme l'un des pères fondateurs de la funk, il a également fortement influencé par ses disques la musique électronique et la techno. Sa musique a constitué la bande-son de la jeunesse de Derrick May, Juan Atkins ou encore Kevin Saunderson, qui n'oublieront jamais leurs origines funk et disco. Derrick May ira jusqu'à déclarer « notre musique, c'est la rencontre dans un ascenseur de George Clinton et de Kraftwerk. Elle est à l'image de Detroit : une totale erreur ».

Un projet qui n'annonce que du bon, quand on connaît le passif musical tant de George Clinton que du label Brainfeeder de manière générale.