Ce n'est pas une nouvelle, les ventes de vinyles ne cessent de grimper depuis quelques années. Jusqu'à générer un impressionnant chiffre d'affaires de 422,3 millions de dollars aux USA l'an dernier (selon la Recording Industry Association of America). Une évolution encore insoupçonnable il y a dix ans alors que les ventes dégringolaient depuis une quinzaine d'années. Mais il est toujours intéressant de mettre ces chiffres en perspective :

Evidemment, les ventes étaient largement plus importantes dans les années 1970 et 1980, atteignant leur apogée en 1978 avec un chiffre d'affaire de 2,78 milliards de dollars (chiffres de la RIAA ajustés selon l'inflation). Une époque où les vinyles étaient quasiment la seule manière d'écouter de la musique.

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Progressivement sont arrivées les formats K7 et CD, puis les formats numériques dématérialisés, tuant le vinyle à petit feu. La première décennie des années 2000 fut la période la plus néfaste ; où très peu de labels continuèrent de presser et de vendre des vinyles. Seuls quelques passionnés occupaient encore la niche.

Depuis, sans doute alimentées par l'expérience physique que procure le format le plus analogique à l'ère du streaming, les ventes des vinyles ont repris du poil de la bête.

Il est très important de noter que les chiffres et graphiques ci-dessus produits par la RIAA n'incluent pas la vente des vinyles d'occasion, qui représentent aujourd'hui une énorme part du marché (merci Discogs).

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Bientôt, des versions HD devraient venir se placer à côte des vinyles « traditionnels » dans les bacs des distributeurs. La marque Rebeat a en effet annoncé développer une technologie vinyle HD proposant une meilleur capacité de stockage et une meilleur qualité de son. A voir si ce nouveau format détrônera le vinyle, prisé par certains pour son grain particulier. En tout cas, voilà un facteur en plus à prendre en compte pour tenter de lire dans l'imprévisible avenir du vinyle.

(source : Digital Music News)