Le samedi 27 août prochain, le club mythique du département de l’Hérault fermera ses portes pour un mois, le temps d’être rénové, après avoir accueilli nombreux artistes de renom, au sein d’un spectre artistique large allant de Laurent Garnier à Jeff Mills en passant par Ellen Allien ou la fratrie Kalkbrenner.

L’objectif ? Une « métamorphose » selon les dires de la nouvelle direction artistique de la Villa Rouge, qui a fait le choix de remodeler le club. Si cette refonte sera partiellement matérielle, avec le changement du système son (nouvelle installation son Adamson en line Array) et lumière. “Nous allons également changer la décoration et le logo.” Nouveau concept, nouveaux line-up, nouvelle histoire. Faire du neuf avec de l'ancien donc – et le faire bien.

La Villa Rouge

Véritable vecteur culturel de la région avec ses plateaux électroniques pointus, la Villa Rouge, sous sa nouvelle peau, a pour objectif de devenir un vrai « lieu de vie », agréable et original, quitte à mettre de côté l'héritage des débuts du club – un des premiers en France à se revendiquer ouvertement gay.

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Si les choses ont évolué et tendent à l’heure actuelle davantage vers un club ouvert à tous et toutes, qu’importe leur sexualité ou genre, la musique, quant à elle, restera électronique et plurielle : techno, house ou deep house, au gré des artistes bookés et des envies des résidents. Mais ce changement de direction artistique marquera également la disparition des soirées trance, hardtek et genres affiliés.

Sans trahir ses origines artistiques, c’est dans un créneau plus vaste que vient se repositionner la Villa Rouge : dans la continuité historique tout en assumant une identité nouvelle. Une affaire à suivre d’un œil attentif.