BUCAREST, INTO THE WILD

Le centre-ville de Bucarest a toutes les caractéristiques du repaire à beaufs, avec un alignement de bars sans âme entre deux boîtes de strip-tease. Mais en creusant un peu, on déniche quelques pépites parsemées dans la capitale roumaine. Les locaux le savent : la nuit bucarestoise peut être wild, surtout lorsque les patrons de l’Eden ou du Guesthouse décident de garder leur club ouvert cinq jours de suite. La plupart des bonnes boîtes se trouvent à proximité du centre, mais seules quatre ou cinq valent le détour, et elles n’organisent pas forcément de soirées en semaine. La scène reste donc restreinte, bien que portée par la prolifération de producteurs roumains accros à la minimale.

L’été, la plupart des clubs ferment et des soirées sont organisés aux alentours de la ville. Le squat artistique Carol 53 organise quelques fêtes, tandis que les deux meilleurs disquaires de la ville, Misbits et MadPiano, montent parfois des before très chics dans leurs bars respectifs. Impossible de parler de Bucarest sans mentionner la tragédie du club Colectiv, encore présente dans les esprits. 64 personnes y sont mortes suite à un incendie, le 30 octobre 2015. Ce drame a débouché sur des manifestations dénonçant la corruption du pays, qui permettait à des clubs ne respectant pas les normes de sécurité de rester ouverts. La majorité des boîtes ont alors fermé, certaines définitivement, d’autres pour entreprendre des travaux avant de rouvrir.

Drogues et alcool

Il est interdit de boire dans la rue, mais peu importe : l’alcool ne coûte rien dans les bars, et certains sont ouverts 24h/24. Niveau drogue, le speed est très apprécié des Roumains, plus encore que la MD ou l’ecstasy. Pas toujours facile pour le touriste : les locaux prennent leurs précautions en raison des policiers qui visitent les boîtes en tenue civile.

Trois clubs, trois ambiances

  • Control : Le repère des hipsters locaux. Le lieu peut accueillir un concert de rock indé en début de soirée puis enchaîner avec du disco. Le bar extérieur est parfait pour chiller.
    4 Strada Constantin Mille
  • Guesthouse : Le club le plus débridé de Bucarest. Sa programmation est pointue et très axée sur la minimale : le crew [a:rpia:r] en a d’ailleurs fait son QG. Des DJ's internationaux y mixent régulièrement.
    82 Strada Popa Nan 
  • Eden : Jeunes locaux et Occidentaux s’y croisent l’après-midi pour une bière en terrasse, et le soir pour danser sous l’égide d’un DJ local. Un petit coin de paradis en plein milieu de la ville.
    107 Calea Victoriei



Prix d’une nuit : 20,50 €
Prix d'un dîner
 : 8 €
2 bières dans un bar : 3 €
2 gin tonic en club : 6 €
Entrée en club : 5 €
Retour en taxi : 1,50 €

Berlin cred’ : 6.5/10 

Le meilleur moment pour y aller : À l’occasion du festival Interval, fin novembre, ou au printemps pour les plus frileux.

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