Photo en Une : Jeff Mills


Jeff Mills est définitivement un homme plein de ressources. Pour achever la préparation de son prochain album Planets, dont la sortie est prévue début 2017, le patron de la techno made in Detroit vient de s'offrir une session de travail dans les célèbres studios londoniens d'Abbey Road, qui doit aboutir au mixage d'un live présenté l'année dernière à Porto en compagnie de l'orchestre symphonique de la ville portugaise.

Jeff Mills Abbey Road

Composée en 1918 par le Britannique Gustav Holst, The Planets est une œuvre pour orchestre symphonique en sept mouvements, chacun représentant une planète du système solaire vue depuis la Terre (Pluton n'y figure pas puisque cette planète naine n'a été découverte qu'en 1930). Près de cent ans plus tard, Jeff Mills lui rend hommage à travers une adaptation de son crû et de celui de l'arrangeur Sylvain Griotto. Il semblerait que ce remake compte neuf planètes, à en croire les différents posts de l'artiste originaire de Detroit.

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“Aujourd'hui a été l'un de ces moments charnières et mémorables de ma carrière où il serait logique d'arrêter et de réfléchir à 'comment diable suis-je arrivé ici ?', s'est exprimé Jeff Mills sur Facebook. Dans un exercice de communication parfaitement huilé, celui surnommé "The Wizard" a tenu à offrir chaque jour à ses fans sur les réseaux sociaux un compte-rendu détaillé de son avancée dans les studios londoniens.

Jeff Mills Abbey Road

Le premier jour, commentant allègrement des “photos inédites des Beatles en studio” accrochées un peu partout, Jeff Mills raconte un départ en douceur. “Nous avons commencé tranquillement à bosser depuis le début de la partition, en s'arrêtant tous les 20 secondes pour discuter et peaufiner”.

A 17h, Jeff Mills quitte les studios en laissant le soin à Jonathan Allen, le chef ingénieur du son, ainsi qu'à ses techniciens, d'appliquer les résultats des premières discussions. Demain, nous examinerons ce qu'ils ont fait et j'ai l'impression que ce sera fantastique”, espère-t-il.

La deuxième journée, consacrée aux “parties les plus cruciales du processus de mixdown, afin de pouvoir se focaliser le troisième et dernier jour sur la réécoute”, a été décrite comme “une session chargée, productive et intense” par le quinqua technophile.

“Nous avons organisé les différentes pistes de l'orchestre pour obtenir une idée de comment nous allions assigner le 5.1 surround à chaque son, en cherchant à resserrer le lien entre musique classique et musique électronique afin d'être plus précis, plus raffiné.”

Jeff Mills Abbey Road

Jeff Mills n'en est pas à sa première collaboration avec un grand orchestre. Travaillant depuis plusieurs années déjà avec l'orchestre philharmonique de Porto, et après avoir joué aux côtés de Derrick May avec celui de Melbourne, le technophile prouve une fois de plus son potentiel à mener des projets tous azimuts. En mars dernier, il créait encore la sensation en annonçant former - pour la première fois en 24 ans et son départ d'Underground Resistance - un groupe de jazz fusion, baptisé Kobe Sessions.

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Les studios d'Abbey Road, parmi les plus connus au monde, portent le nom du plus célèbre album du groupe The Beatles en leur hommage, les membres ayant enregistré la plupart de leurs chansons dans les locaux entre 1962 et 1969. Situés à Londres dans la rue du même nom, ils ont également vu passer d'autres groupes tels Pink Floyd, Oasis, Radiohead, ou encore Jamiroquai. Howard Shore y a même enregistré la fameuse B.O. du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, entre 2001 et 2003.