Épicentre des arts audiovisuels et de la culture numérique en Suisse, le Mapping Festival génère depuis douze ans un dialogue interdisciplinaire par le biais de workshops, performances et installations. Le Mapping expose et diffuse tout ce que la création numérique à d’innovant, d’effervescent, de spectaculaire et émouvant. Résidant au sein de lieux clés de la culture genevoise, le Mapping investit Genève pendant dix jours en passant par le Musée d’art moderne dénommé Le Commun, le théâtre de l’Alhambra où se produisent les artistes performeurs et le Zoo pour la partie club.

Avant-Garde Electronic @Zoo

Quartier général du festival, Le Commun accueillait cette année pour son exposition, cinq installations immersives.

    1. KINETOPSIA — Kimchi and Chips (UK, KR)

Kinetopsia est un système mécanique composé de lentilles en forme de tubes  qui se déplacent lentement le long d’un support graphique statique. À la vue de cette installation qui associe le mobile et l'immobile, s’opère une distorsion visuelle étonnante. Fondé par Elliot Woods (UK) et Mimi Son (Corée du Sud), le studio Kimchi and Chips est basé à Séoul.

mapping festival

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   2. Pii — Néstor Lizalde (ES)

Pii est une sculpture interactive employant un jeu de miroirs, de matrices lumineuses et différents types de capteurs qui analysent l'environnement pour générer, via un ordinateur, une réponse lumineuse. Créant ainsi un univers changeant qui interagit avec le public et son environnement.

    3. BOITE NOIRE — Martin Messier (CA)

Martin Messier s’est intéressé à la mise en son et en mouvement du faisceau lumineux projeté dans un espace confiné. Dans le noir, dans un prisme transparent, un spectre évolue, virevolte, s’étire, se contracte et se dilate, apparaît, disparaît, comme une image, un dessin évolutif qui coexiste grâce à la lumière et au son auquel il sur-réagit. Cherchant à définir les contours de cette matière fuyante, l’artiste a matérialisé l'amplitude de ses formes et en décompose les fréquences. 

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   4. INFINITY ROOM — Refik Anadol (US)

Le projet de l’artiste turc est conçu dans une pièce tridimensionnelle entièrement composée de miroirs. Les effets de miroirs et la lumière s’allient afin de déchainer l’espace et le transformer en une infinité de dimensions virtuelles. Infinity Room est une installation immersive faisant partie de son projet de recherche "Temporary Immersive Environment Experiments" 

   

   5. EVENT HORIZON — Lawrence & Vincent Malstaf (BE)

Dans une salle obscure une myriade de particules sont en suspension dans un rayon de lumière qui balaie l’espace. Chacune de ces particules forme le fragment d’un micro-univers éphémère. Avec cette oeuvre, l’objectif des frères Malstaf était : "Réaliser une œuvre avec un minimum de matériel et le plus grand impact possible au sein de l’espace."

Du côté de l’Alhambra, Herman Kolgen ouvre la soirée et signe avec la performance Seismik une oeuvre audiovisuelle chargée de tension qui nous introduit au coeur de la matière et de son activité sismique. La spatialisation du son indissociable de son obsession pour la macro-précision prend ici tout son sens. Nous sommes directement reliés à l’activité de la Terre. En effet, le Canadien a conçu des logiciels qui enregistrent les champs magnétiques et l’activité sismique de Sao Paulo à Kyoto. Il modélise en temps réel les vagues sismiques par des sons dissociés et des motifs visuels persistants. Le performeur semble habité par toutes les fréquences qu’il perçoit, comme si il était lui même parcouru par la connexion entre les ondes et son œuvre. Cet artiste avait marqué le début de mon amour pour l’art audiovisuel, je vous conseille plutôt 100 fois qu’une sa performance Aftershock.


Herman Kolgen

Kode9 & Lawrence Lek // The Nøtel


Prins & Van Boven // Black Smoking Mirror

Soirée Deep Percussions @Zoo